Youssou Ndoye : du « ndawrabine » au trône de Jaraaf de Ouakam

Rescapé de la débauche

Cet ancien danseur traditionnel et féru du folklore lébou comme le « Goumbé » et le « Ndawrabine » a été sauvé de justesse, d’un risque de déperdition par son cousin. L’ancien ministre socialiste Abdoulaye Makhtar Diop, devenu plus tard secrétaire général de la SDE dans les années 1990. Celui-là même à qui il doit tout, même s’il se permet de l’insulter aujourd’hui en prenant fait et cause pour Ibrahima Diagne l’autre Grand Serigne auto proclamé. Un partisan du moindre effort que son cousin avait aidé à trouver une planque à la Sones comme agent releveur dont le travail se limitait à se pointer le matin pour émarger et rentrer à la maison familiale à Ouakam.

Un « Jaraaf » au forceps 

Les ambitions de Youssou Ndoye pour devenir le « président de la République local »,  sont nées des projets que l’ancien régime du président Abdoulaye Wade voulait réaliser à Ouakam, particulièrement le monument de la Renaissance dont l’acquisition du site avait permis à cette localité d’empocher quatre (4) milliards F Cfa. C’était à l’époque du « Jaraaf » Seybatou Gueye, dont la légitimité était à l’épreuve de son appartenance au camp des socialistes. Avec le soutien de quelques freys (gestionnaires du foncier) et une partie de la jeunesse locale, Youssou Ndoye engage une bataille contre le vrai chef coutumier avant de s’auto proclamer « Jaraaf » et se rapprocher du pouvoir libéral.

La déception des Ouakamois

Après avoir décrié une « mauvaise gestion » du patrimoine de Ouakam par son prédécesseur, bizarrement, la spoliation foncière, la gabegie sur la trésorerie et les cessions illicites de terrains dans ce village traditionnel, sont devenues les chefs d’accusation retenues contre Youssou Ndoye. Les complaintes des populations locales contre le Jaraaf se sont accumulées au cours de ces dernières années, et lui ont valu des démêlés avec la justice qui ont même abouti à son placement sous contrôle judiciaire. Sa grande maison qu’il a construit sur des dimensions agraires démesurées à la cité des Mamelles reste un sujet de débat chez les lébous. Dernièrement, il a eu des problèmes avec le ministère de l’intérieur qui lui a d’ailleurs confisqué son véhicule, une grosse cylindrée avec une plaque sur laquelle il a inscrit « Grand Jaraaf du Cap-Vert » en lieu et place d’un numéro d’immatriculation.