Yaye Fatou Diagne :  »Le deuil du choc dépend de la capacité d’acceptation… »

Face à des drames tel que le chavirement d’une pirogue d’un bilan de 4 morts et 38 rescapés, l’on se pose souvent la question de la prise en charge psychiatrique, face aux risques traumatiques. Pour la psychologue Yaye Fatou Diagne, il y a plusieurs étapes. 
 «La prise en charge dans des cas de traumatisme, c’est premièrement la mise en place d’une cellule de crise. La cellule de crise permet de recueillir les premières impressions, les premières productions intellectuelles psychologiques de la personne qui a vécu le traumatisme». C’est seulement après qu’il faut passer à l’accompagnement psychologique proprement dit.
 «Il serait mieux qu’il s’ensuit d’un accompagnement psychologique, parce qu’un choc produit des perturbations chez l’individu. Maintenant, le deuil du choc dépend de la capacité d’acceptation de l’individu et c’est ça l’intérêt d’une prise en charge psychologique» , souligne-t-elle.