« Y en a marre » dénonce l’interdiction de la manif du 17 juin et désapprouve le Conseil constitutionnel

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« Y en a marre » dénonce l’interdiction de la manif du 17 juin et désapprouve le Conseil constitutionnel


Le mouvement Y en a marre dénonce l’interdiction de la manifestation de Yewwi Askan Wi prévue demain à Dakar. Il parle de « prétexte fallacieux » évoqué par le préfet de Dakar. Le coordonnateur de Y’en a marre considère par ailleurs que le Conseil constitutionnel est responsable de la tension politique notée dans le pays.

La manifestation interdite

« La manifestation est un droit constitutionnel, qui est consacré par la constitution du Sénégal. Ce prétexte fallacieux de risque de trouble à l’ordre public. Il nous a été tout le temps servi, mais c’est fallacieux », déclare Aliou Sané sur Rfm. Pire, le coordonnateur pense que l’article L61, évoqué par le préfet, qui fait référence à tout ce qui est propagande politique dans le contexte de pré-campagne, vise plutôt les médias, non les acteurs politiques.

La décision du Conseil constitutionnel décriée

La décision de la direction générale des élections que le Conseil constitutionnel a entériné, nous a plongés dans une impasse politique grave et sans précédent, a-t-il indiqué. « Notre intime conviction à Y en à marre est que, partant du fait que les listes sont indissociables (et déjà on fait référence à l’article 154 du Code électoral), on estime que quand il y a défaillance sur une liste, ça entraine tout de suite l’autre liste. »

Pour lui, la décision courageuse et juste qui aurait due être prise, « c’est d’invalider toutes les listes concernées que ce soient Benno Bokk Yaakar ou Yewwi Askan Wi, ce qui n’a pas été fait. «