Varicelle chez l’enfant : 5 choses qu’il ne faut surtout pas faire

Votre enfant a la varicelle ? Attention aux fausses bonnes idées : on fait le point sur 5 choses à ne pas faire pour favoriser la guérison.
Varicelle : c’est quoi exactement ?

La varicelle est une maladie infectieuse provoquée par le virus varicelle-zona (VZV). Chaque année, en France, près de 700 000 cas de varicelle sont recensés : 90 % des patients sont âgés de moins de 10 ans.

Extrêmement contagieuse, la varicelle se propage par voie respiratoire (le virus se transmet via les gouttelettes de salive émises par le malade) et par voie cutanée (le virus se transmet lorsqu’on touche les boutons du malade). Si la maladie est généralement bénigne (elle guérit en l’espace de 10 jours environ), on compte tout de même 3000 hospitalisations chaque année en France… et une vingtaine de décès annuels.

Les symptômes de la varicelle sont facilement reconnaissables. On peut notamment observer :

Une fièvre modérée (jusqu'à 38°C) pouvant s'accompagner de maux de tête,
Des boutons semblables à des " bulles " qui apparaissent sur la peau : ceux-ci sont remplis d'un liquide clair ou trouble, et mesurent entre 3 et 4 millimètres de diamètre. Ils peuvent être très nombreux et répartis sur tout le corps, ou peu nombreux et concentrés dans une zone spécifique (nuque, thorax, ventre, dos...).
Des démangeaisons intenses (prurit).

Mon enfant a la varicelle : 5 choses à éviter absolument

Se gratter

La varicelle, ça démange ! Mais il faut absolument résister à l’envie de se gratter car, si le jeune malade s’acharne sur ses boutons, on peut (au mieux) observer l’apparition de vilaines cicatrices, (au pire) constater une surinfection bactérienne pouvant avoir des conséquences graves sur la santé.

Pour aider l’enfant à ne pas se gratter, plusieurs astuces : ne pas trop chauffer la chambre à coucher, couper ses ongles, et lui faire porter des vêtements larges et en coton.

Prendre des bains

D’un côté, la macération dans l’eau tiède a tendance à ramollir les croûtes des boutons, ce qui ralentit le processus de cicatrisation et donc, la guérison. D’un autre côté, la chaleur accentue (encore) les démangeaisons.

On privilégie donc les douches courtes et (raisonnablement) froides, et on fait attention à ne pas frotter les lésions avec la serviette de toilette – on se contente de les tapoter. Attention : la serviette du malade doit être changée après chaque utilisation car la varicelle est très contagieuse !

Utiliser des pommades, des crèmes, du talc...

Les crèmes hydratantes, les pommades ou encore le talc ne soulagent pas les démangeaisons. Pire : notamment parce qu’ils contribuent à  » étaler  » le virus sur la peau, ils peuvent favoriser la survenue d’une surinfection bactérienne potentiellement grave.

Pour prendre soin de la peau lésée du petit malade, on peut désinfecter les boutons avec un antiseptique local incolore (chlorhexidine ou hexamidine) : demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien. En parallèle, on n’applique rien d’autre que la crème prescrite par le docteur.

Prendre des anti-inflammatoires

Attention : en cas de varicelle, l’aspirine, les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et les corticoïdes sont formellement interdits car ils risquent de provoquer le syndrome de Reye – une complication de la varicelle (mortelle dans 80 % des cas) qui atteint le cerveau et le foie. Sont donc à proscrire absolument : l’Aspégic®, l’Aspirine®, l’Advil®, l’Ibuprofène®, le Prednisolone®…

Les seuls traitements médicamenteux proposés contre la varicelle sont les antihistaminiques et le paracétamol : il est toutefois absolument indispensable de demander un avis médical avant de donner un médicament à son enfant.

Recourir aux médecines douces sans avis médical

Si l’aromathérapie, la phytothérapie, la gemmothérapie ou encore certains remèdes de grand-mère peuvent avoir fait leurs preuves en cas de varicelle, attention : « naturel » ne signifie pas « sans danger pour la santé » ! Ainsi, la plupart des huiles essentielles sont interdites chez le jeune enfant.

Le bon réflexe ? Passer un coup de téléphone à son médecin traitant ou à son pédiatre (ou encore faire un tour à la pharmacie) pour obtenir un avis médical avant de recourir à un remède naturel.

Sources :

Assurance Maladie

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