Un masque de plongée Décathlon recyclé en respirateur pour les patients ?

Le masque de plongée Easybreath de Décathlon, conçu pour explorer les fonds marins, est déjà utilisé dans certains hôpitaux comme masque de protection pour les soignants. Mais il pourrait également être utilisé à des fins médicales pour les patients sous assistance respiratoire.

En pleine épidémie Covid-19, le gouvernement le répète quotidiennement, les capacités en lits de réanimation des établissements de santé sont cruciales, ainsi que tout ce qui permet leur bon fonctionnement, en particulier les machines de réanimation. Parmi elles, les respirateurs, qui permettent d’oxygéner les poumons, sont indispensables pour soigner les cas de Covid-19 les plus graves. Un consortium composé de quatre grands groupes industriels s’est créé avec l’objectif d’en fabriquer « 10 000 d’ici fin mai », pour équiper les hôpitaux débordés par les cas grave de malade contaminés par le coronavirus, a assuré mardi 31 mars, Emmanuel Macron, en visite dans une usine de fabrication de masques à Angers (Maine-et-Loire).

Dans ce contexte de « médecine de guerre » et face aux besoins grandissants des établissements hospitaliers, le groupe Décathlon a bloqué les ventes de son masque de plongée Easybreath. Et annoncé qu’il allait en distribuer 30 000 dans les établissements hospitaliers français qui en expriment le besoin. Après adaptation, celui-ci peut en effet être utilisé comme masque (et lunettes) de protection par les soignants. Son avantage ? Il est hermétique et couvre parfaitement le visage.

Autre utilisation possible : il peut être branché à un respirateur artificiel et ainsi diminuer le recours à l’intubation des patients. Le CHU Henri Mondor de Créteil (AP-HP) teste cette technique de ventilation non invasive pour des patients Covid 19 (le dispositif n’étant pas encore validé). Comment ? En connectant les masques de plongée à des machines de ventilation grâce à un embout fabriqué en impression 3D. Un principe a déjà été testé en Italie à l’hôpital de Chiari. Reste maintenant à concevoir un embout adapté aux machines de ventilation françaises afin que le dispositif soit parfaitement étanche. Au CHU de Mondor, le docteur Romain Bosc, chirurgien plasticien, s’y atèle jour et nuit : « En principe, il faut des mois pour développer un prototype. Là, les circonstances sont différentes. Je travaille dessus jour et nuit depuis vendredi », confie le médecin à 94citoyens.com.

GHU APHP. Hôpitaux Universitaires Henri-Mondor @HuMondor

Ce soir ,Premier essai au @HuMondor @APHP d’un raccord modifié et imprimé en 3D au bloc opératoire pour ventilation non invasive sur masque décathlon. Objectif diminuer le recours à l’intubation chez les patients en détresse respiratoire. Romain BOSC 3 438 10:33 – 30 mars 2020Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité 1 760 personnes parlent à ce sujet

Vous l’avez compris, pour être efficaces et fiables, ces dispositifs doivent être adaptés. Pas question donc d’aller faire vos courses avec votre masque de plongée !

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