Transpiration : quand les déos ne suffisent plus

La transpiration peut gâcher la vie de certaines d’entre nous. Pour celles qui transpirent vraiment beaucoup, l’ionophorèse, le Botox® ou la chirurgie peuvent être des solutions au long cours. Le point sur les différentes solutions avec la Dre Martine Schollhammer, dermatologue (Brest).

Après un footing, avant une grosse réunion, ou allongée en plein soleil, c’est inévitable : auréoles sous les bras, perles de sueur au front et mains moites sont de la partie, invitées indésirables. Suer n’est jamais agréable, mais c’est normal. Et surtout, indispensable ! « En conservant la température corporelle autour de 37 °C, la transpiration nous évite la surchauffe », affirme la Dre Martine Schollhammer, dermatologue.
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Vous transpirez beaucoup ? Voici ce que cela peut vouloir dire…

Lorsque le thermomètre se met à grimper, le cerveau envoie l’ordre aux glandes sudoripares (ou sudorales) de sécréter de la sueur. Présentes sur tout le corps – et particulièrement nombreuses au niveau des aisselles, des plantes des pieds et des paumes des mains -, ces glandes entrent en action. Et la sueur qu’elles libèrent, en s’évaporant, refroidit le corps.
Transpiration excessive : c’est l’hyperhidrose

La transpiration a aussi d’autres bienfaits plus confidentiels. « Elle permet l’humidification de la peau, notamment au niveau des mains et des pieds », précise notre experte. Et cela est loin d’être anecdotique : c’est ce qui nous permet de marcher en limitant les frottements, et de saisir plus facilement un objet. « Elle participe aussi à l’élimination des toxines et des déchets organiques. » Mais parfois, ce beau système s’emballe. En cas de transpiration excessive, les médecins parlent d’hyperhidrose.

Peur de serrer des mains, angoisse de parler en public, la chemise trempée et le front dégoulinant… Si cette pathologie n’est pas grave, elle peut faire vivre un cauchemar à ceux (et celles) qui en sont victimes.
Quelles solutions pour bloquer la transpiration ?

Lorsque cette affection est modérée, elle est traitée localement avec des antitranspirants à base de chlorure d’aluminium. Pour les cas plus gênants, l’ionophorèse donne d’assez bons résultats. Cette technique consiste à plonger pieds et mains dans une bassine d’eau traversée par un courant électrique créé par deux électrodes.

Lorsque les causes relèvent du stress, des antidépresseurs, des bêtabloquants ou des anxiolytiques sont préconisés. Mais la véritable révolution est venue de la toxine botulique : pour les 1 % d’adultes qui transpirent à l’excès sous les aisselles à cause de la suractivité de leurs glandes sudoripares, cette toxine (le fameux Botox®) est une solution.

Enfin, si l’hyperhidrose résiste, il reste la chirurgie. La plus fréquente concerne les aisselles : radicale, elle supprime le ganglion qui contrôle la transpiration, mais n’est pas sans risque (transpiration déplacée, fatigue chronique…). Aussi, n’hésitez pas à prendre plusieurs avis.
Des lingettes qui bloquent la sueur

Déjà vendues, uniquement aux États-Unis pour l’instant, des lingettes imprégnées de glycopyrronium, appelées Qbrexza, bloquent la production de sueur. Il suffit de les passer une fois par jour sous les aisselles. Simple et efficace ! De leur côté, des chercheurs sud-coréens ont mis au point un spray au botox pour limiter, voire stopper, la transpiration excessive des paumes des mains et des aisselles. Leurs résultats prometteurs ont été publiés en janvier dans la revue « Skin research technology ». On attend des tests menés à plus grande échelle pour espérer ce nouveau traitement.

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