Traitements de l’eau potable : responsables de nombreux cancers en Europe ?

5% des cancers de la vessie sont causés par une exposition au trihalométhanes, présents dans l’eau potable.

L’eau du robinet peut être nocive pour la santé. Notamment à cause des traitements chimiques qui la rende potable. Une étude publiée sur le site de l’Institut de Barcelone pour la santé mondiale a révélé la composition de l’eau de 26 pays de l’Union Européenne, entre 2005 et 2018.

Au cours du traitement chimique de l’eau avec du chlore peuvent se former des trihalométhanes (THM). Il s’agit d’une réaction entre les matières organiques présentes naturellement dans l’eau (végétation par exemple) et le chlore. Or, y être exposé sur le long terme pourrait grandement favoriser les risques de cancers de la vessie. C’est du moins ce que révèle l’étude.

44% des cancers de la vessie potentiellement évités

Des 26 pays testés, 9 ont été pointés du doigt car ils dépassent la dose maximum de trihalométhanes autorisée dans l’eau. Les chercheurs ont recueilli les taux à trois niveaux : dans les stations d’épuration, dans les réseaux de distribution et dans l’eau du robinet. La limite est de 100µg/L. En moyenne, les taux sont bien inférieurs (11,7µg/L). Cela dit, Chypre, l’Estonie, la Hongrie, l’Irlande, le Royaume-Uni, l’Espagne, le Portugal, la Pologne ou encore l’Italie sont au-dessus du maximum autorisé.

Au total, selon les scientifiques, ce seraient 6 561 cancers de la vessie qui pourraient être imputés aux THM. Avec une meilleure gestion des THM dans les 13 pays aux taux les plus élevés, ce sont pas moins de 44% de ces cancers qui pourraient être évités, soit 2 868 cas. La France, quant à elle, enregistre une moyenne acceptable, avec un taux de THM inférieur à 15 µg/L.

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