“Tiens bon, on les aura ces connards”: le SMS “très cash” d’Emmanuel Macron

Les critiques fusent contre la campagne de vaccination française. Au coeur de la tempête: le ministre de la Santé Oliver Véran. Dans un SMS “très cash”, dévoilé par le journal Le Point, Emmanuel Macron a tenu à apporter son soutien à son ministre.
Face à la lenteur de la vaccination, le président de la République avait déjà poussé un coup de gueule dans Le Journal du Dimanche. “Le président n’est pas content du tout, c’est trop lent”, confiait une source proche du président au média français.
Suite à cette sortie médiatique “dûment orchestrée par l’Élysée pour mettre en scène l’ire présidentielle”, c’est Olivier Véran, ministre de la Santé, qui s’est retrouvé au centre des critiques. Même au sein de son propre camp politique, certains n’ont hésité pas à le tacler: “Il est fini. Il restera comme l’homme d’un échec”, explique un détracteur du remplaçant d’Agnès Buzyn.
Malgré les rumeurs d’un limogeage et confronté aux anti-vaccins, Emmanuel Macron a tenu à réaffirmer son soutien à son ministre, pointé du doigt par ses adversaires.  “Ça n’existe pas. On a zéro sujet avec lui”, a fait savoir l’Élysée au journal Le Point. Et puis, c’est le chef de l’État lui-même qui aurait envoyé un texto “très cash” à son ministre pour le mettre hors de cause. “Tiens bon, on les aura, ces connards”.
Si Macron ne s’en prend pas à l’action de son ministre, il épingle en revanche l’administration de la santé, ne supportant plus “cet État dans l’État”. Il y a quelques jours, le président aurait d’ailleurs piqué une colère noire lors d’une réunion de crise à l’Élysée à propos d’un petit livret de 45 pages sur la vaccination destinée aux directeurs d’Ehpad et d’Unités de soins de longue durée.
“C’est quoi ce truc? Qui a écrit ça? Les Français nous prennent pour des fous ! Je veux qu’on accélère vraiment sur les vaccins. Je ne comprends pas pourquoi on impose une consultation médicale avant, faites-moi sauter ça !”, aurait-il fulminé.