THIES : « Civic tech tour » : « Faire en sorte que les usages du numérique aient un impact … »

L’usage que les populations font d’internet et des réseaux sociaux doit être un usage réfléchi, qui impacte positivement les populations. Le point de vue est défendu par Fatoumata Niang Niox, directrice exécutive de Jokkolabs, un réseau d’espaces d’innovations à travers l’Afrique qui a organisé, en partenariat avec la fondation Friedrich Naumann pour la liberté, le Civic tech tour.

Après l’étape de Saint-Louis en juillet, c’était au tour de la région de Thiès d’abriter, en août, le Civic tech tour, un ensemble de dispositifs et d’outils destinés à booster la participation et les actions citoyennes au profit des populations. Il a pour objet est de « sensibiliser autour des civic tech, de faire connaitre les civic tech, des outils mises à contribution pour la démocratie durable ». Et « consiste à créer un ensemble de procédés pour une meilleure participation citoyenne. La civic tech est aujourd’hui au cœur de notre quotidien, sans que les gens s’en rendent compte. C’est un outil de contribution à la vie citoyenne pour toutes les populations », explique Fatoumata Niang Niox, selon qui, l’un des grands objectifs de ces rencontres est de « créer des communautés, de les animer par l’apprentissage par les pairs, et le transfert de compétences », en faisant intervenir des activistes mais également des « hacktivistes ».

En écho à l’arrestation d’activistes ces derniers jours, au Sénégal, il faut «faire la part des choses », précise-t-elle. Car, « Ce n’est pas parce qu’on est activiste qu’on est contre le système ». Aujourd’hui, grâce à l’usage du numérique, on peut avoir des actions citoyennes, bénéfiques pour toutes les populations. Nous voulons une démocratie durable. L’usage du numérique est naturel. On n’a plus le choix. Dès que le bébé né, il est face au numérique, il  y a sa photo sur facebook, son baptême est relayé sur les réseaux sociaux », fait-elle constater.

Pour dire qu’ « On est hyperconnecté, mais on doit choisir une connection et une connectivité intelligentes. Ce n’est pas de la vie privée qu’on balance sur l’usage public, parce que ça devient de l’usage public ».

Aujourd’hui, ajoute Mme Niox, « Nous véhiculons des messages, mais il faudrait que ces messages puissent avoir de l’impact dans la vie citoyenne, à savoir, créer une sorte de baromètre pour montrer que les usages que nous avons du numérique ont un impact positif sur les populations ».

Après Thiès et Saint-Louis, Kaolack, Ziguinchor et Dakar accueilleront le civic tech tour les mois prochains.