Terrorisme : Les forces de défenses et de sécurité invités à la prévention

Le ministre des Forces armées, Sidiki Kaba, a invité vendredi les forces de défense et de sécurité, notamment celles de l’Afrique, à privilégier davantage la prévention dans la lutte contre le terrorisme, un phénomène en recrudescence.

La vision holistique

« Dans cette lutte contre l’extrémisme violent en Afrique, il faut adopter une vision holistique en combinant la prévention à l’action militaire pour ainsi mieux faire face à ce fléau mondial », a-t-il déclaré.

Sidiki Kaba s’exprimait ainsi à l’occasion de la cérémonie de clôture du troisième régional sur le rôle des forces de défense et de sécurité et des acteurs politiques dans la prévention de l’extrémisme violent en Afrique.

Une collaboration des acteurs

Cette rencontre est organisée par le Centre des hautes études de défense et de sécurité (CHEDS), en collaboration avec le département fédéral des affaires étrangères de la Suisse. Elle a principalement pour objectif de renforcer les synergies opérationnelles entre les acteurs des forces des forces de défense et sécurité (SFD), et également entre ceux-ci et les acteurs politiques.

Ainsi, pendant deux jours, 120 participants de16 nationalités différentes, dont notamment des ministres, des généraux, des parlementaires, des membres de la société civile et autres corps habillés ont été amenés à réfléchir sur ‘’une mise en œuvre renforcée du concept de prévention, devant aboutir à une stratégie commune dans cette lutte’’.

De l’espoir suscité

« Je reste persuadé que les recommandations pertinentes sorties de vos travaux, pourront contribuer au renforcement de la lutte contre l’extrémisme violent, aussi bien au Sénégal que dans la sous-région », a déclaré Sidi Kaba, en présidant la cérémonie de clôture.

Selon lui, « la défense et la sécurité, restent plus que jamais des domaines importants pour le développement et la stabilité en Afrique, dans le contexte actuel d’extension géographique, de mutation et d’hybridation de l’extrémisme violent et de son corollaire le terrorisme ».

Les mesures

Cependant, « même si la réponse sécuritaire constitue aujourd’hui, le premier rempart face aux actes de violence et de terrorisme’’, elle doit être « complétée » et s’inscrire ainsi « dans un cadre plus large ».

Pour ce faire, « la prévention et la riposte doivent être les deux approches à adopter dans une vision globale trilogique », incluant aussi bien « les forces de défense et de sécurité, les populations de même que les décideurs politiques », a pour sa part préconisé le directeur général du CHEDS, le général de brigade Amadou Anta Guèye.