Télémédecine : quoi de neuf dans la prise en charge du cancer ?

À l’Institut Gustave Roussy (94), les patients atteints de cancer bénéficient désormais d’un suivi personnalisé en télémédecine, en plus du suivi « traditionnel ». Zoom sur le dispositif Capri.

Au terme de 3 années de test, le dispositif Capri vient de présenter ses résultats au congrès 2020 de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO). Et le bilan est positif !
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Capri, c’est quoi exactement ? Derrière ces cinq lettres (CAncérologie Parcours de soins région Île-de-France) se cache un dispositif de télémédecine innovant mis en place à l’Institut Gustave Roussy (94).

Concrètement, le programme Capri ajoute un suivi personnalisé aux rendez-vous « traditionnels » avec le médecin oncologue : le patient a en effet accès à une plate-forme en ligne (sur téléphone, sur tablette ou sur ordinateur) pour poser des questions relatives à sa maladie ou signaler l’apparition d’effets indésirables. Une équipe d’infirmières (spécialement formées et en lien avec les cancérologues) recontactent alors rapidement le patient pour l’orienter sans attendre le prochain rendez-vous avec le médecin… qui est parfois distant de plusieurs semaines ou mois !
Un dispositif qui s’ajoute au suivi traditionnel des patients atteints de cancer

À l’Institut Gustave Roussy, 600 patients atteints par le cancer et traités à l’aide d’une chimiothérapie orale ont été tirés au sort : la moitié d’entre eux ont pu tester le programme Capri tandis que l’autre moitié bénéficiait d’un suivi traditionnel.

Verdict ? Chez les patients bénéficiant du programme Capri, une diminution des effets secondaires (27 % dans le groupe Capri contre 37 % dans le groupe conventionnel), moins d’hospitalisations (23 % au lieu de 32 %) et moins de passages aux urgences (15 % au lieu de 22 %) ont été observés.

À l’heure actuelle, le dispositif Capri ne s’adresse qu’aux patients traités par chimiothérapie orale. « Capri ce n’est pas fini, note le Dr. Olivier Mir, responsable du département ambulatoire à l’Institut Gustave Roussy. D’autres développements sont prévus, avec des types de cancers particuliers, ou encore chez des patients sous hormonothérapie. »

Source :Institut Gustave Roussy

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