Succession de Tanor Dieng : Me Moustapha Mbaye évoque un vide juridique

La succession Tanor Dieng à la tête du Parti socialiste est partie pour tirer en longueur. En cause, les héritiers ne s’entendent sur presque rien du tout. Si Serigne Mbaye Thiam et Abdoulaye Wilane adoubent Aminata Ndiaye Mbengue Ndiaye, Me Moustapha Mbaye, quant à lui, émet un autre son de cloche.

Selon le Secrétaire national aux questions juridiques du Ps, il n’y a pas un secrétaire général adjoint en la personne d’Aminata Mbengue Ndiaye, mais trois. Comme, précise-t-il, l’indique l’article 18 du Règlement intérieur du PS.

Aminata Mbengue Ndiaye ?

“Il s’agit de Birahim Diagne de Sakkal, qui n’a jamais été battu dans son fief depuis la chute du Ps, et Abdou Khadre Cissokho qu’on ne présente plus. Ce sont deux anciens du parti qui sont tout aussi capables que Mme Aminata Mbengue Ndiaye, contre laquelle je n’ai rien d’ailleurs. Et là aussi, il n’y a pas de deuxième Secrétaire général ou de troisième”, soutient-il dans les colonnes du journal LeQuotidien revenant sur la succession de Tanor Dieng.

La suppléance

Pour la succession, selon Me Moustapha Mbaye, aucun texte ne désigne Aminata Mbengue Ndiaye comme premier Secrétaire-général-adjoint. “En réalité, nous sommes en droit et lorsqu’il s’agit d’interpréter, ce n’est pas la parole du Secrétaire général qui compte, mais les textes. Si le texte ne fait pas de hiérarchie entre les secrétaires généraux adjoints, on ne peut pas le faire.  Le second point de droit, c’est que ces textes parlent de suppléance. Or la suppléance, c’est dans les cas d’absence ou d’empêchement qui sont par définition des cas provisoires. Si le Secrétaire général est absent du pays ou empêché pour une raison ou une autre, c’est un des secrétaires généraux adjoints qui dirige la réunion”, explique le juriste.

L’intérim

A l’en croire, ce n’est pas parce que le ministre de la Pêche a été désigné pour présider les réunions du Bp, à l’absence de Tanor, que c’est lui qui devrait le remplacer. “L’intérim, c’est quand la personne n’est plus là définitivement parce qu’elle a démissionné ou parce qu’elle est décédée. Malheureusement, c’est le cas aujourd’hui. Et sur ce point, je suis formel : l’article 18 ne prévoit rien. Par conséquent, nous sommes en présence d’un vide juridique”, assure l’avocat.