Steevy Boulay : pourquoi il n’a pas fait fortune avec le tube des lofteurs

Le single « Lofteurs up and down! » s’était écoulé à presque 2 millions d’exemplaires. Mais ce succès n’a pas enrichi le compte en banque des participants de l’émission de télé-réalité.

Retour en arrière. Printemps 2001. La folie Loft Story s’est emparée de la France entière. Tout le monde – ou presque- suit les aventures de ces treize anonymes, enfermés dans une maison de la Plaine Saint-Denis sous l’oeil de dizaine de caméras. Pour occuper les sept derniers candidats dont les journées sont longues, la production a l’idée de leur faire écrire les paroles et chanter une chanson. « Lofteurs up and down » sort aux prémices de l’été. Succès immédiat. Le single chanté par Philippe, Kenza, Steevy, Delphine, David, Kimy, Fabrice et Julie (Loana, Jean-Edouard, Laure, Christophe et Aziz n’avaient pas pris part à l’enregistrement) est un tube immédiat. La chanson devient même l’indicatif des spots de pub de M6, la chaîne qui diffuse l’émission.

Mais combien ont touché les lofteurs pour ce titre ? Pas grand-chose, à en croire Steevy Boulay. Interrogé par Laurent Ruquier et Roselyne Bachelot lors d’un récent épisode des Grosses Têtes sur RTL, le manceau – qui s’est récemment confié sur un terrible drame familial- a raconté : « On en a vendu beaucoup, je crois, presque 2 millions d’albums, c’était colossal ! ». Mais sur la question du montant des royalties touché, Laurent Ruquier pense connaître la réponse : « À cette époque-là, il avait mal signé les contrats, et il n’a rien dû toucher ! » Ce que confirmera l’intéressé : « Ah oui, non,très peu! C’est M6 Interactions qui touchait ! ». A savoir que M6 Interactions était alors la filiale de M6 en charge de l’activité musicale et des événements du groupe. Steevy, sociétaire des Grosses Têtes depuis XX ans, ex-propriétaire de deux discothèques, auteur d’un roman, a heureusement trouvé depuis d’autres sources financières pour vivre.