Souveraineté Alimentaire : L’appel De Greenpeace Afrique Aux Dirigeants Africains Présents Au Sommet

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L’appel de Greenpeace Afrique aux dirigeants africains présents au sommet
Pour assurer la souveraineté alimentaire des Africains, Greenpeace Afrique demande aux États de mettre un terme au pillage des ressources africaines et d’encourager la production et la promotion des produits locaux.

“Nourrir l’Afrique : souveraineté alimentaire et résilience”. Il s’agit de poser des actes concrets pour protéger également le secteur de la pêche, moyen de subsistance de millions de personnes en Afrique.
Il est plus qu’urgent d’assurer la pérennité des ressources halieutiques et précisément des petits pélagiques qui contribuent de manière significative à l’économie et à la sécurité alimentaire des populations africaines.

Selon Dr Aliou Ba, Responsable de la Campagne Océans de Greenpeace Afrique, « Ce sommet vient à temps opportun du fait de l’insécurité alimentaire qui sévit sur le continent. Les chefs d’États présents à cette rencontre doivent en ressortir avec un plan d’action ferme qui met en priorité la souveraineté alimentaire de leurs populations. Sur environ 828 millions de personnes qui souffrent de la faim dans le monde, un tiers réside en Afrique. 

Ce chiffre risque d’augmenter dans le futur si rien n’est fait pour stopper le pillage systématique des ressources halieutiques des côtes africaines. Les chalutiers étrangers et l’industrie de farine et d’huile de poisson constituent entre autres une menace indéniable pour la sécurité alimentaire des Africains », note-t-il.

Il réaffirme que ‘’L’Afrique peut bien nourrir l’Afrique si les États gèrent bien les ressources dont regorge le continent. Une des solutions pour les États aujourd’hui serait de prioriser les ressources halieutiques pour la consommation locale et de mettre un terme aux activités des chalutiers étrangers et des usines de farine et d’huile de poisson. Nous apprécions à sa juste valeur le thème de ce sommet, mais resterons sur notre faim si des actes concrets ne sont posés en vue d’une véritable souveraineté alimentaire en Afrique».