Sortie de Macky sur Khalifa – Abdoul Mbaye: « C’est un président méchant »

L’ancien Premier ministre, Abdoul Mbaye a déploré les propos tenus par le président de la République, Macky Sall, à l’endroit de Khalifa Ababacar Sall. Cela fait suite à l’interview accordée à Rfidans laquelle le chef de l’État assure qu’il libérera l’ex député-maire que quand il en aura la volonté ou le désir.

C’est une sortie mal vue par nombre de sénégalais. Celle du président de la République, Macky Sall, à Biarritz. « Nous avons un président méchant« , a lâché d’emblée, dans l’émission Sen Show de Sen tv, Abdoul Mbaye, assurant qu’il n’a jamais espéré la grâce de Khalifa Ababacar Sall. Et d’ajouter qu’il connaît bien le chef de l’État. Quelqu’un, dit-il, qui ne fait jamais de concession comme l’ancien chef de l’Etat, Abdoulaye Wade. « Nous allons vers la Présidentielle de 2024 et il a besoin de rester avec le Parti socialiste (Ps). Libérer Khalifa Ababacar Sall peut ne pas l’arranger« , fulmine l’ancien Premier ministre.

Erreur de communication

Tenus au sommet du G7 à Biarritz, les propos du président de la République, Macky Sall font jaser jusqu’au sommet de l’État. En effet, la communication de la Présidence est passée au peigne fin par les Sénégalais soucieux de situer la responsabilité. Ce qu’il a dit sur la grâce Présidentielle est une « grave erreur de communication« , a constaté l’ancien premier ministre. Abdoul Mbaye de se demander si Macky Sall est-il conscient qu’il est le président de la République du Sénégal. Et dire que l’actuel locataire du Palais de Roume n’a pas besoin de se bomber le torse pour libérer quelqu’un de prison.

Droit de grâce

Sur l’affaire dite du droit de grâce, les opinions se choquent et s’entrechoquent. Des politiques aux juristes en passant par le Sénégalais « lambda« . Chacun y livre sa propre compréhension. « Dans une vraie démocratie, je pense que nous devons dépasser cette affaire« , a dit Abdoul Mbaye, rappelant que le droit de grâce est une prérogative du roi à l’époque de la monarchie. Selon l’ancien Premier ministre, cette question dite de grâce doit être confiée à une instance susceptible de la gérer à l’unanimité.