Seniors : doit-on continuer de poser des prothèses pour traiter l’incontinence urinaire ?

Après le scandale Implant Files, comment traiter les patientes en cas de prolapsus et d’incontinence urinaire à l’effort ? L’Association française d’urologie réfléchit à la question au cours d’un congrès.

La descente d’organe (ou prolapsus) est un problème courant chez les femmes au moment de la ménopause. Elle a été traitée, pendant de nombreuses années, par une prothèse de renfort baptisée Prolift, avant de faire scandale (Implant Files) tant ses effets secondaires étaient dangereux et douloureux dans certains cas. Interdite en 2013 en France, les scientifiques ont réfléchi à d’autres moyens de traiter l’incontinence urinaire et le prolapsus chez les femmes, comme le dévoile un communiqué du congrès de l’Association française d’urologie.
Des implants plus fins

Le Prolift était inséré par voie vaginale et pesait 80 grammes et abimait les organes alentours. Mais il existe d’autres prothèses, beaucoup plus légères (20 grammes) qui permettent de traiter les risques, sans les effacer complètement. Mais l’approche des médecins a changé : l’implant est moins récurrent. Ils le réservent aux cas compliqués avec récidive après une première intervention.

En 2019, les indications à ce sujet ont été modifiées : le standard est à la promontofixation, une chirurgie du prolapsus par voie haute. Et les prothèses posées le sont beaucoup plus rarement par voie vaginale. « On la réserve aux femmes en échec après une chirurgie par voie haute, ou à celles qui ont déjà été multiopérées et chez qui on ne souhaite pas réaliser une nouvelle incision abdominale », explique un médecin du congrès d’urologie.

L’efficacité et la dangerosité de ces implants sont recueillis dans un registre baptisé VigiMesh, qui dévoilera ses premiers résultats fin 2019, pour optimiser la prise en charge des femmes victimes de prolapsus et d’incontinence urinaire à l’effort.

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