Sénégal : Seuls 2 % des médicaments antipaludiques ne sont pas efficaces et constituent un danger

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Les acteurs de la santé se sont réunis, ce vendredi 2 juillet, pour partager les résultats de la surveillance de la qualité des médicaments antipaludiques utilisés au Sénégal.
Pharmacien à la Direction de la pharmacie et du médicament au niveau du ministère de la Santé, Docteur Cheikh Sadibou Camara a déclaré que des prélèvements ont été effectués au niveau de six régions du Sénégal, pour vérifier la qualité de ces produits.


«Nous pouvons rassurer la population que 98 % de ces produits sont efficaces de qualité et sont sans danger. C’est la sécurité du patient qui est assurée et également une confiance pour les professionnels de santé pour réduire la morbidité et la mortalité liées au paludisme. Donc, c’est un devoir de surveiller la qualité, l’efficacité et l’innocuité de ces médicaments», a-t-il fait savoir.
Selon lui, c’est le ministère de la Santé, à travers la Direction de la pharmacie et du médicament, et le Laboratoire national de lutte contre les médicaments qui ont autorisé la mise sur le marché des médicaments. L’étude a été effectuée au mois de décembre, durant 12 jours. Il s’en est suivi la phase de contrôle qualité au niveau du Laboratoire national de contrôle des médicaments.
«Dakar, Kolda, Tambacounda, Diourbel, Kaolack et Ziguinchor, les régions les plus à risques de trouver des médicaments de qualité inférieure»
Le pharmacien d’indiquer une approche basée sur les risques. «Le risque lié à la qualité du médicament, à la zone géographique, mais également aux sites de prélèvement. Cette approche qui nous a permis de cibler les six régions, à savoir Dakar, Kolda, Tambacounda, Diourbel, Kaolack et Ziguinchor qui sont les plus touchées par le paludisme.  Ce sont aussi les zones les plus à risque de trouver des médicaments de qualité inférieure».
Par ailleurs, le docteur Cheikh Sadibou Camara a rassuré sur la disponibilité des médicaments ainsi que sur les bonnes conditions de conservation.
Sur les perspectives, le pharmacien soutient que c’est l’élargissement du contrôle qualité des médicaments avec d’autres catégories thérapeutiques. «Parce que cette étude a ciblé les médicaments antipaludiques, mais nous allons l’élargir aux antibiotiques, aux anticancéreux et aux antihypertenseurs, entre autres», promet-il.