Sédhiou: Le Sudes S’offusque De La Crise Scolaire Qu’il Impute Au Gouvernement

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Sudes, Amadou Diaoune, Sedhiou
Réuni en session ordinaire le 25 mai 2022, le Secrétariat Exécutif National du Syndicat unitaire et démocratique des enseignants du Sénégal (SUDES) a procédé à des échanges larges et approfondis sur la situation du secteur public de l’éducation et de la formation qu’il juge chaotique et désastreuse. Pour les camarades de Amadou Diaouné, cette situation est née de la gestion calamiteuse par le Gouvernement de l’application des accords du 26 février 2022.

Pour ce syndicat, le ministère des Finances et du Budget est le principal responsable de cette situation. De fait, il s’est agi d’une provocation des syndicats d’enseignants et plus généralement du monde enseignant, comme pour les jeter à la vindicte populaire sous le prétexte fallacieux et spécieux de l’incivisme fiscal, dans l’objectif de les discréditer et de les diaboliser davantage. En effet, les représentants de la société civile présents aux négociations et dont l’intégrité morale et la bonne foi ne font pas de doute, ont tous affirmé publiquement que tout au long des négociations, la demande syndicale insistante a été de leur fournir au final des montants d’augmentation indemnitaire après prélèvement des impôts. Cela a été une réclamation récurrente. C’est pourquoi, au vu des premiers bulletins de salaire de Mai, « c’est le grand scandale et le tollé général chez les enseignants désabusés et déçus, avec le sentiment amer d’avoir été floués par le Ministre des Finances et du Budget, négociateur en chef du Gouvernement ».

Le SUDES, tout en condamnant énergiquement « le manque de sincérité et de loyauté du Gouvernement dans le partenariat social », exige l’application correcte des engagements souscrits dans l’esprit des accords signés. Le syndicat considère que cette rectification est à faire sans délai, condition sine qua non pour le retour à la paix sociale et à la sérénité dans l’espace scolaire public, en vue de permettre le bon déroulement d’une fin d’année scolaire déjà tronquée, dans l’intérêt fondamental des élèves, notamment des classes d’examen.

Les accords du 26 Février 2022 avaient suscité un immense espoir pour la revalorisation salariale et la motivation conséquentes des enseignants mais aussi pour la stabilité durable dans le secteur public de l’éducation et de la formation. A cet égard, le SUDES interpelle le Président de la République pour des mesures fortes et immédiates d’apaisement afin que « les fruits portent la promesses des fleurs … »
 En tout état de cause, pour le SUDES, cette situation inédite exige du mouvement syndical enseignant, l’unité d’action, la cohésion et la concertation sans exclusive pour la défense conséquente des droits acquis de haute lutte par l’ensemble des enseignants et enseignantes.