Sédhiou Classée région la plus pauvre : « Comment inverser la tendance » (Dr Ousmane Birame Sané)

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« Quel que soit son chauvinisme, personne ne peut douter de l’objectivité du rapport de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) qui vient de classer Sédhiou comme la région la plus pauvre au Sénégal ». Les propos sont de Ousmane Birame Sané, docteur en économie. Consultant international en conseils d’entreprises, il précise que cette enquête n’est pas axée sur les potentialités économiques dont regorge la région mais plutôt sur les conditions de vie des ménages au Sénégal et sur les infrastructures socio-économiques qui devraient impacter sur le pouvoir d’achat et donc sur le quotidien des populations.
Sur les causes profondes, l’économiste met le doigt sur les politiques de développement local sans vision portées par les élus locaux, le manque d’entreprenariat des jeunes, l’absence d’unité industrielle de transformation des produits locaux.https://googleads.g.doubleclick.net/pagead/ads?client=ca-pub-8828150749052494&output=html&h=280&adk=913475059&adf=3759086802&pi=t.aa~a.1991318427~i.5~rp.4&w=680&fwrn=4&fwrnh=100&lmt=1631724639&num_ads=1&rafmt=1&armr=3&sem=mc&pwprc=3404016368&psa=1&ad_type=text_image&format=680×280&url=https%3A%2F%2Fwww.seneweb.com%2Fnews%2FSociete%2Fsedhiou-classee-region-la-plus-pauvre-qu_n_358629.html&flash=0&fwr=0&pra=3&rh=170&rw=680&rpe=1&resp_fmts=3&wgl=1&fa=27&dt=1631724622981&bpp=4&bdt=17370&idt=4&shv=r20210909&mjsv=m202109130101&ptt=9&saldr=aa&abxe=1&cookie=ID%3D747574e0b4cdb885-225e8f799aa700f1%3AT%3D1618841513%3AR%3AS%3DALNI_MYYNZsb-WhnwSJUNjQ52QDR6je4fQ&gpic=00000000-0000-0000-0000-000000000000&prev_fmts=0x0%2C960x809&nras=3&correlator=7619805041359&frm=20&pv=1&ga_vid=771920519.1596560493&ga_sid=1631724615&ga_hid=597267975&ga_fc=1&u_tz=60&u_his=1&u_java=0&u_h=939&u_w=1173&u_ah=902&u_aw=1173&u_cd=24&u_nplug=0&u_nmime=0&adx=20&ady=2265&biw=960&bih=809&scr_x=0&scr_y=0&eid=42530672%2C31062370%2C31062526%2C31062094&oid=3&pvsid=3173695596126363&pem=529&eae=0&fc=384&brdim=-7%2C-7%2C-7%2C-7%2C1173%2C0%2C1178%2C909%2C975%2C824&vis=1&rsz=%7C%7Cs%7C&abl=NS&alvm=r20210913&fu=1152&bc=31&ifi=5&uci=a!5&btvi=1&fsb=1&xpc=12xBuAPjcn&p=https%3A//www.seneweb.com&dtd=16343
Quelles solutions pour inverser la tendance de ces résultats de l’enquête effectuée entre 2018 et 2019 ? Ousmane Birame Sané, aussi consultant en Organisation, Planification Stratégique et Formation cite au moins cinq pistes de solution. Il explique d’abord que les potentialités économiques doivent être exploitées. Et de donner l’exemple de l’île au Diable où la biodiversité pourrait être exploitée pour faire du site une destination touristique qui boosterait le transport fluvial, le petit commerce et l’hôtellerie.
Comme seconde solution, l’économiste propose que le pont de Marsassoum soit un point à péage. Sinon, le flux de voitures qui va emprunter l’axe Sédhiou-Bignona via Marsassoum va négativement impacter sur l’économie de la localité et l’investissement serait économiquement peu rentable.
Convaincu que pour lutter contre la pauvreté, il faut produire, Ousmane Birame Sané est d’avis que qu’il faut une politique efficace et efficiente de l’agriculture, un des moteurs du développement au Sénégal. Aussi, suggère-t-il, que les jeunes soient plus entreprenants et plus engagés dans ce domaine.
Pour accompagner une telle dynamique, l’économiste, consultant en Marchés financiers et en Gestion financière propose l’implantation d’unités de transformation des produits tels que l’anacarde, la banane, la mangue qui font la fierté de la moyenne Casamance en termes de rendement et de secteurs porteurs.
Enfin, Ousmane Birame Sané pense que cela peut ne pas être versé dans l’utopie si on met des mains expertes aux commandes des politiques publiques. Mais « tant qu’on arrivera au pouvoir local suite à des querelles politico-politiciennes, tant qu’on refusera de s’entourer d’hommes et de femmes capables aux idées novatrices et révolutionnaires, le taux de pauvreté de la région ne connaitra pas une baisse de sitôt encore qu’on ne lutte pas contre la pauvreté par un coup de baguette magique », conclut l’expert en Evaluation des projets et Etudes Institutionnelles.