Saly Portudal : le Conseil constitutionnel en conclave avec la presse

Faire redorer le blason à un Conseil constitutionnel incompris sur bien nombre de ses décisions, c’est ce à quoi cette haute juridiction a convié des journalistes pour les édifier sur ses missions, son champ d’action sur ses performances et ses limites objectives. Mais aussi et surtout de l’indépendance de la justice.

Loin de vouloir se dédouaner du rôle qui leur est dévolu ou de verser dans la justification, le Conseil constitutionnel veut redorer son blason souvent terni par l’opinion. A la lumière des interventions faites par le professeur Babacar Kanté, constitutionnaliste de renom, Ndiaw Diouf, privatiste reconnu, Madieya Diallo, magistrat et directeur de cabinet du Président du Conseil constitutionnel et Adama Traoré magistrat, il ressort que le Conseil constitutionnel est confiné dans un cadre qui ne lui offre aucune possibilité d’interpréter la loi. Sa mission régalienne consiste à vérifier la conformité des lois par rapport à la Constitution. Ce qui écarte de son champ d’action plusieurs autres activités. «Plus de 60 % des saisines du Conseil sont liées au processus électoral. Ces sommités réunies cette semaine a Saly ont aussi planché sur l’indépendance de la Justice. Ce qui ls a motivé à demander aux juges de prendre leur responsabilité car sachant qu’aucune loi ne garantit l’indépendance du juge. En somme, cette indépendance est du ressort des juges et non sur l’interprétation des textes.