Reprise des cours à Mbour : Une rentrée et des manquements

A Mbour, les élèves ont retrouvé leurs salles de classe dans la plupart des établissements et écoles. Compte tenu du caractère obligatoire du retour en classe, il fallait en effet s’attendre à ce que le protocole sanitaire très strict soit respecté. Mais, malgré un taux de présence très forte, le protocole sanitaire était difficile à mettre en place, notamment le nombre d’élèves par salle de classe. 
 »De manière globale, nous pouvons dire que ça se passe bien en ce sens que les mesures d’accompagnements qu’on attendait, on a pu les avoir avant-hier au niveau de l’académie. Nous avons essayé de respecter le maximum qu’on pouvait. La seule difficulté majeure c’est qu’on n’a pas pu respecter le protocole de 20 élèves par salle de classe. Nous avons des salles de 25 voire 29 élèves par salle de classe. L’autre contrainte c’est qu’on n’a pas pu augmenter les profs de philosophie. Nous avons cinq professeurs de philosophie », explique le proviseur du lycée Demba Diop, Boubacar Niassy. 
D’autres manquements demeurent, dont le plus délicat reste la distanciation entre les élèves : difficile à organiser, pour le proviseur qui affirme :  »C’est le gros problème. Je viens de leur parler, je leur ai dit qu’ils étaient des élèves responsables, des élèves de terminale, ce qu’on leur dit c’est d’abord pour leur propre intérêt. Ils doivent tout faire de leur côté aussi pour ne pas mettre en danger leur santé ».
Pour ne pas baisser la garde, l’administration insiste pour que certaines règles demeurent : lavage des mains, port du masque, gestes barrières, distance entre personnel et élèves dans les cours d’école, nettoyage des classes. Là aussi un autre problème survient  :  » Nous avons un personnel que nous payons par prestation. Ils venaient le mercredi et le samedi. Maintenant, on nous dit de faire le nettoyage tous les jours, c’est une difficulté », assure M.Niassy.
Dans un établissement privé, beaucoup d’élèves étaient obligés de rentrer, car les profs n’ont pas répondu à l’appel. Devant le portail de l’école, seul de l’eau est disponible, pas l’ombre de savon, ni de masque…