Relance de l’économique africaine : « Ce que nous attendons du sommet » (Amadou Hott)

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Face aux impacts de la pandémie de Covid-19, les pays du G20 ont injecté plus de 20 000 milliards de dollars dans leurs économies en guise de réponse, en utilisant des leviers budgétaires et monétaires. Pendant ce temps, l’Afrique est à la traîne, parce que non seulement elle a des ressources budgétaires limitées, mais elle ne dispose pas d’instrument monétaire. C’est pour cette raison justement que le continent attend beaucoup du sommet qui se tient demain 18 mai en France pour la relance de l’économie africaine.
« Nous attendons essentiellement des engagements de nos partenaires surtout des pays du G20. Il y a des efforts, mais ce n’est pas assez. Nous attendons que nos partenaires aillent plus loin dans le cadre du financement de nos économies », précise d’emblée le ministre de l’Economie Amadou Hott, interrogé par la Rts.
Certes la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) a essayé d’apporter une réponse selon ses moyens en réduisant les taux d’intérêt et en facilitant l’accès aux crédits bancaires dans l’espace Uemoa, mais ces actions sont sans commune mesure comparé aux instruments utilisés par les grandes puissances. En plus, cette initiative de la Bceao est loin de combler le gap en financement.
« L’Afrique a besoin de ressources importantes pour relancer son économie et ces ressources doivent être concessionnelles et semi-concessionnelles. Et selon les pays, il y a des instruments qui pourraient être utilisés pour les aider à relancer leurs économies à travers l’investissement de l’Etat, mais surtout aussi à travers l’investissement du secteur privé », souligne le ministre de l’Economie, Amadou Hott.
Pour le cas de l’Afrique, il s’agit principalement de financer les Pme, les Pmi et l’entrepreneuriat. Le sommer sera donc l’occasion de se pencher sur les financements, mais aussi les réformes des économies africaines et la mobilisation des ressources  internes.