Récurrence des drames dans les hôpitaux : Ismaila…

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Ismaila Madior Fall


Récurrence des drames dans les hôpitaux : Ismaila Madior Fall pointe « le management des infrastructures sanitaires » 

Invité à l’émission Jury du dimanche (JDD) sur Iradio, ce 29 mai, Pr Ismaïla Madior Fall, ministre d’État auprès du président de la République, a été interrogé sur les drames répétitifs dans le secteur de la Santé. Dont le dernier est survenu dans la nuit du mercredi 25 mai , emportant onze(11) nouveau-nés, morts calcinés dans un incendie qui s’est déclaré au service néonatologie de l’hôpital Mame Abdou Aziz SY Dabakh de Tivaouane.

« Je voudrais aussi qu’on évite de faire croire qu’il n’y a rien eu. Le président, entre 2012 et maintenant, a construit neuf hôpitaux. Ce n’est pas rien si on connait le coût d’un hôpital. Il y a construit dix-huit centres de santé. Il y a construit environ une centaine de postes de santé. Donc, du côté de l’infrastructure sanitaire, l’État a agi. Ce n’est pas suffisant, j’en conviens, mais il a agi notamment en améliorant la carte sanitaire et en rapprochant les patients des infrastructures sanitaires « , a soutenu Ismaila Madior Fall.

Le candidat malheureux à la mairie de la ville de Rufisque lors des dernières locales poursuit : « ensuite, le président a recruté beaucoup de médecins parce qu’on savait aussi qu’il y avait un problème de personnel. C’est 6 mille agents de santé qui ont été recrutés, 1200 médecins, 125 pharmaciens, 130 chirurgiens-dentistes, à peu près 2 mille paramédicaux. Autrement dit, il a doté les infrastructures de ressources humaines. On a financé la formation des spécialistes à hauteur de cinq milliards F CFA. On a augmenté de façon substantielle les salaires des médecins et des paramédicaux, ce qui a fait qu’après, il y a eu des problèmes. Parce que ça fait un effet d’entraînement. Les enseignants et d’autres réclament, mais l’État l’a assumé même si aujourd’hui cela crée un budget. »

« L’État a agi sur l’infrastructure sanitaire, incontestablement même si on a tous conscience que ce n’est pas suffisant. Le président aussi a agi sur l’offre, construire des infrastructures sanitaires, amélioré le plateau technique, après il faut agir sur la demande. Parce que si tu fais tous ces efforts en construisant des infrastructures et que les gens n’ont pas les moyens d’accéder aux soins, de payer les frais, ça pose problème. D’où la couverture maladie universelle, qui a amélioré le taux de couverture à peu près de 10-12% à aujourd’hui presque 50%. Il y a des choses qui ont été faites. Maintenant, il y a des problèmes, », reconnait Ismaila Madior Sall.

Qui pointe  » le management des infrastructures sanitaires dont la sécurité. » « Parce qu’il n’y a pas que la sécurité. Aujourd’hui, quand on pose le problème de l’accueil, dans les hôpitaux, c’est le management des infrastructures sanitaires. Quand on parle de continuité du service public, c’est le management. Quand on parle de la fréquence des grèves, c’est le management. Quand on parle de négligence, c’est le management. Quand une bonne partie des revenus va à la motivation des agents et non à la maintenance et à l’entretien des infrastructures sanitaires « , a-t-il expliqué.

 » Aujourd’hui, il y a à mon avis une urgence : c’est une réflexion et une prise en charge du management des infrastructures sanitaires. Il faut une meilleure qualité de prise en charge, l’accueil, la sécurité, l’entretien, la maintenance… »

Diaraf DIOUF Senegal7