Recours à des greffiers ad hoc : A Thiès, le Sytjust tire sur les magistrats et …

0

Pour le Syndicat des travailleurs de la justice qui persiste dans son bras de fer avec le gouvernement, «On fait croire à une sentiment de fonctionnement de service de la justice» au Sénégal, avec le recours à des greffiers ad hoc pour tenir les audiences en matière civil. Une violation flagrante de la loi, à en croire les membres dudit syndicat qui haussent le ton et déplorent la complicité des magistrats pour tenir ces audiences. «C’est illégal ! Nous tenons à prendre l’opinion à témoin, pour dire que toutes les décisions qui seront prises au niveau de ces audiences-là ne seront pas délivrées.

Nous avons demandé à tous les administrateurs des greffes et à tous les greffiers en chef de ne pas prendre en considération les décisions qui ont été rendues lors de ces audiences-là», fulmine, mercredi face à la presse, Me Ousmane Diagne, greffier au tribunal d’instance de Thiès. «Nous n’aurions jamais imaginé qu’on en arrive à un point où des magistrats, en connaissance de cause se laisseraient à violer manifestement la loi. C’est une violation flagrante de la loi», déplore-t-il, car «en matière civil, le code ne prévoit pas un recours à des greffiers ad hoc».

Me Diagne de faire constater que durant 11 ans, «les travailleurs de la justice sont en train de lutter pour que cette injustice que nous subissons soit réparée». Et l’accord conclu et paraphé avec le gouvernement depuis plus d’un an, n’a pas eu l’effet escompté. Quid du vote à l’Assemblée nationale de la loi de foi de finance rectificative portant sur 5 milliards de FCFa destinée aux indemnités dues aux travailleurs de la justice ? La somme jugée exorbitante a été ramenée à 2 milliards de francs Cfa, renseigne-t-il.

Pour dire que les travailleurs de la justice «ont fait des concessions». Et il était prévu un paiement échelonné : 40% en novembre, 20% en décembre et 40% en janvier selon le protocole d’accords conclu entre les différentes parties prenantes. En revanche, regrette Me Diagne, «Au moment de passer à l’exécution du protocole d’accords, le directeur de la Solde a donné des instructions à ses services qui avaient commencé à positionner ces sommes sur les salaires.

Et certains avaient pu vérifier et ont pu voir les montants qui ont été imposés. Mais grande a été notre surprise quand à la fin du mois, nous nous sommes rendu compte que les virements n’étaient pas effectifs». «Parce que le ministre des Finances Amadou Ba a demandé à la Solde d’enlever les sommes qui ont été positionnées. Ce qui constitue un précédent extrêmement dangereux. Nous n’entendons pas reculer. Nous avons entamé le mortal combat et nous irons jusqu’au bout», promet le membre du Sytjust.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *