Rapatriements des migrants irréguliers d’Espagne : L’Algérie rejoint le Maroc et la Mauritanie.

Un troisième pays africain a signé un accord avec l’Espagne pour rapatrier ses ressortissants qui sont en situation irrégulière dans ce pays d’Europe. Il s’agit de l’Algérie située dans l’extrême nord-africain.

Selon l’agence de presse espagnole EFE lue à Dakaractu, cet accord qui lie les deux est déjà en vigueur et aurait permis le rapatriement de plusieurs ressortissants algériens qui étaient détenus dans un camp pour migrants à Barcelone.

L’Espagne a activé les déportations pour contenir le flux des arrivées aux Iles Canaries. Depuis le début de l’année plus de 18 000 candidats sont arrivés à l’archipel contre moins de 2 000 dans la même période, l’année dernière.

Avant l’Algérie, le Maroc et la Mauritanie ont assumé leur accord avec l’Espagne pour rapatrier leurs ressortissants en situation irrégulière. Ces deux pays ont cependant la particularité de rapatrier non seulement leurs citoyens mais aussi tous ceux qui auraient la malchance de passer par leur territoire pour entrer en Espagne.

Vingt Sénégalais arrivés aux Îles Canaries en passant par la Mauritanie ont été rapatriés le 10 novembre dernier. Le même jour, ils ont été conduits à la frontière avec le Sénégal par les autorités mauritaniennes. Un procédé que déplorent les organisations de défense des droits des migrants, sans grand résultat.

Polémique sur le cas du Sénégal

Pays de départ pour plusieurs centaines de migrants, le Sénégal n’aurait pas d’accord avec l’Espagne pour le rapatriement de ses ressortissants. Le secrétaire d’Etat chargé des Sénégalais de l’Extérieur a fait la précision lors du face à face du gouvernement avec la presse. Une posture qui semble en contradiction avec les raisons du séjour effectué à Dakar par Aranja Gonzalez Laya le 22 novembre dernier. 

« Quiconque emprunte les routes illégales devra rentrer dans son pays », a déclaré González Laya à la presse à Dakar, soulignant qu’elle a le soutien des autorités sénégalaises.