Qu’est-ce que le DNP, cette substance mortelle utilisée pour brûler les graisses

Une substance chimique létale permettant de faire perdre du poids circule activement. Il s’agit du DNP.

L’histoire, c’est celle de Matteo, étudiant en école de commerce, mort à l’âge de 20 ans après avoir consommé une substance chimique utilisée illégalement comme brûle-graisse, baptisée DNP (2,4-dinitrophenol). Le Parisien raconte les ravages de ce produit, originellement utilisé pour fabriquer des explosifs.
Signalé par Interpol depuis 2015

Il s’agit d’une substance d’abord utilisée pour les teintures, comme herbicide ou encore comme conservateur. Dans les années 1930, on s’aperçoit qu’il permet aussi de perdre des kilos, en faisant grimper la température dans les cellules, permettant alors de brûler des calories rapidement.

Le médicament circule beaucoup dans l’univers du body building et a déjà entraîné de nombreuses intoxications et des décès. Selon le National Poisons Information Service du Royaume-Uni, 32 personnes en seraient mortes depuis 2007, et 140 auraient subi une intoxication. La substance se présente souvent sous forme de poudre jaune, et s’achète sur internet, et depuis 2015, une alerte mondiale circule, déposée par Interpol.
Il n’existe aucun antidote au DNP

Accélération du rythme cardiaque, hypersudation, essoufflement, diabète, insomnies, besoin extrême de s’hydrater, baisse de la production d’urines, problèmes de thyroïde… Les effets secondaires sont nombreux et conduisent à une fièvre qui peut être létale. Matteo est décédé après que son corps soit devenu si rigide qu’il était impossible de lui faire un massage cardiaque.

D’ailleurs, le CNRS a publié une étude qui estime la baisse de l’espérance de vie des personnes sous DNP de 20%. Le problème, c’est qu’il n’existe pas encore d’antidote à cette drogue, qui une fois consommée, produit un effet instopable sur l’organisme. On ne sait par ailleurs pas s’il existe une dose limite acceptable, ou non. Enfin, les risques de cette substance sont augmentés par le caractère illégal de sa fabrication.

Sources : Le Parisien, CNRS

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