PROMISCUITÉ, PRÉCARITÉ, MANQUE DE SIEGE : Les magistrats étalent …

L’Union des Magistrats du Sénégal (Ums) a organisé ce samedi a Saly son assemblée générale ordinaire élective. A l’ordre du jour, l’élection   du nouveau président qui va diriger l’Union des Magistrats pour les deux prochaines années. Mais, les magistrats, par la voix du Juge Teliko, ont profité de la présence de leur ministre de tutelle pour lui soumettre les maux matériels de la Justice .

«Une justice crédible et respectable, c’est d’abord une justice qui se rend dans des locaux adaptés, conçus à la mesure de la majesté et de l’autorité d’un pouvoir véritable. Certes, il nous faut saluer les énormes efforts accomplis par les autorités étatiques du Sénégal dans le domaine des  infrastructures. Les Palais de justice de Dakar et de Louga, pour ne citer que ces deux édifices, rendent suffisamment compte de l’importance des  moyens déployés par nos autorités pour rehausser le prestige de l’institution judiciaire.»
Le problème de la Cour suprême 
«La situation de la plus haute institution judiciaire du pays, la Cour suprême, qui tarde à disposer d’un siège digne de son rang, préoccupe tous les acteurs de la justice. De même, dans  de nombreuses juridictions, le personnel judiciaire en général et les magistrats en particulier, travaillent dans des conditions qui ne cadrent pas avec les exigences d’un service public moderne et performant.»
Promiscuité et précarité 
«Il en est ainsi du tribunal de grande instance de Pikine, installé provisoirement dans des locaux exigus et peu adaptés.  La situation n’est guère meilleure dans la plupart des juridictions de l’intérieur du pays où les conditions de précarité et de promiscuité dans lesquelles travaillent les magistrats et le personnel portent atteinte à l’image et à la respectabilité de l’institution judiciaire.»