Professeur décapité : il a été victime d’un « attentat terroriste islamiste caractérisé » affirme Macron

Pour le président, l’enseignant a été assassiné parce qu’il enseignait la liberté d’expression »

Emmanuel Macron s’est rendu vendredi soir au collège Bois d’Aulne de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), où enseignait le professeur d’histoire décapité dans l’après-midi, une attaque qui a suscité l’effroi au sein du monde politique.

Le chef de l’État, accompagné du ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, et de la ministre déléguée à la Citoyenneté, Marlène Schiappa, et rejoint ensuite par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, a pu échanger avec les enseignants de l’établissement, avant de faire une déclaration.  « Un attentat terroriste islamiste »
Le président a qualifié cette attaque « d’attentat terroriste islamiste caractérisé ». « Un de nos concitoyens  a été assassiné parce qu’il enseignait, parce qu’il a prôné à des élèves la liberté d’expression, la liberté de croire et de ne pas croire. Notre compatriote a été lâchement attaqué », a ajouté le président devant le collège de Bois d’Aulne. 

Le chef de l’État a tenu à apporter son soutien aux enseignants : « Nous sommes avec eux ». Il a également assuré que la nation ferait bloc contre « l’obscurantisme » pour les « protéger et les défendre ».
Tous et toutes nous ferons bloc. Ils ne passeront pas. L’obscurantisme et la violence qui l’accompagne ne gagneront pas. Ils ne nous diviseront pas. C’est ce qu’ils cherchent et nous devons nous tenir tous ensemble », a ajouté le chef de l’État, en affirmant que « la nation tout entière sera là à leurs côtés, aujourd’hui et demain pour les protéger et les défendre ». 
« Il n’y a pas de hasard si, ce soir, c’est un enseignant que ce terroriste a abattu, parce qu’il a voulu abattre la République dans ses valeurs, les Lumières, la possibilité de faire de nos enfants, d’où qu’ils viennent, qu’ils croient ou qu’ils ne croient pas, quelle que soit leur religion, d’en faire des citoyens libres ». 

D’après les premiers éléments de l’enquête, l’homme décapité était un prof d’histoire qui aurait montré les caricatures de Mahomet en classe. Il a été décapité à quelques mètres du collège, trois semaines après l’attaque devant les anciens locaux de Charlie Hebdo. Son agresseur présumé a été tué par la police dans la ville voisine d’Eragny (Val-d’Oise).