Privé supérieur : Macky Sall saisi des arriérés de paiement

Les Etablissements privés d’enseignement supérieur (Epes) s’interrogent sur les arriérés de paiement des étudiants envoyés par l’Etat dans lesdites écoles. Aussi saisissent-ils le président de la République pour une diligence du dossier.

Épongement dettes
Les engagements antérieurement pris par le gouvernement tendant à éponger les sommes dues aux établissements, au titre des arriérés de paiements des étudiants envoyés par l’Etat dans les EPES au titre des années 2017-2018 et 2018-2019, ne sont pas respectés. C’est la raison pour laquelle, les responsables du Cadre unitaire des organisations des établissements privés d’enseignement supérieur du Sénégal (Cudopes), réunis lundi dernier, ont examiné la situation et décidé de saisir le chef de l’Etat, sollicitant son autorité pour la tenue des engagements pris et le sauvetage de l’année académique.

 Lrf muette
“Le gouvernement avait annoncé que la Loi des finances rectificative (Lfr) de juin 2019 inscrirait 4 000 000 000 frs de crédits et qu’un réaménagement budgétaire serait fait au niveau du ministère de l’Enseignement supérieur afin de dégager 4 autres milliards pour solder une partie des arriérés”, lit-on, entre autres dans le communiqué.
Listant les différentes rencontres avec le gouvernement ayant abouti à la reprise des étudiants, en janvier dernier, les responsables s’étonnent de  l’absence d’une inscription budgétaire dans la Lrf 2019, malgré les assurances. Cela “montre que l’Etat qui n’a pas respecté ses engagements et risque de créer une situation qui pourrait compromettre la poursuite de l’année universitaire”.

 Continuité du non-respect…
Pour rappel, c’est le ministre de l’économie et des finances sortant, Amadou Bâ qui avait pris l’engagement d’inscrire 4 000 000 000 dans la Lfr 2019. Ces engagements avaient été réitérés par le nouveau ministre de l’Enseignement supérieur, Cheikh Omar Hann, qui avait fait “valoir le respect absolu des engagements pris antérieurement en vertu du principe de la continuité de l’action du gouvernement.