Présidentielle Congo – 36 ans à la tête du pays: Sassou-Nguesso candidat à sa propre succession

Le président congolais a annoncé samedi dernier qu’il se présenterait au scrutin du 21 mars. Denis Sassou-Nguesso a déjà passé 36 ans à la tête du pays. Il fait partie des dirigeants africains ayant le plus longtemps exercé le pouvoir.

À 77 ans, le président congolais va briguer un nouveau mandat. Denis Sassou-Nguesso, qui cumule 36 années à la tête du Congo, a annoncé samedi 23 janvier à Kibangou (sud), qu’il serait candidat à sa propre succession lors de la présidentielle prévue le 21 mars.

Nous nous portons candidat à l’élection présidentielle du 21 mars. Merci de nous avoir donné l’occasion de nous prononcer définitivement sur le sujet“, a-t-il déclaré devant une foule venue assister au lancement des travaux d’une route devant relier, à terme, le Congo et le Gabon. “Ensemble, nous participerons dans la paix pour poursuivre la marche vers le développement“, a poursuivi le dirigeant congolais, promettant que “le scrutin se déroulera dans la transparence“.

Avant de se prononcer, Denis Sassou Nguesso avait été investi candidat à la présidentielle par sa formation politique, le Parti congolais du travail (PCT), et seize autres formations alliées de la majorité.

Samedi dernier, des aînés du département du Niari, où se situe Kibangou, l’avaient invité à faire acte de candidature avant de lui remettre plusieurs attributs traditionnels du pouvoir, nattes, peau et dents de panthère, noix de colas, a constaté un journaliste de l’AFP.

Pouvoir sans partage

Président du Congo entre 1979 et 1992 puis depuis 1997, Denis Sassou Nguesso dirige ce pays de 5 millions d’habitants, dépendant du pétrole, asphyxié depuis 2014 par une crise économique qui l’a contraint à négocier une aide du Fonds monétaire international (FMI).

Evincé en 1992 par le candidat élu Pascal Lissouba, le général Denis Sassou Nguesso est revenu aux affaires en 1997 après la victoire de ses milices, les Cobras.

Il exerce depuis un pouvoir sans partage et a fait modifier la Constitution pour se faire réélire dans des conditions contestées en 2016.

Le clan du président congolais est régulièrement cité ces dernières années dans le cadre des affaires des « biens mal acquis ».