Pour les beaux yeux d’une plaignante : Un commissaire de police arrête une domestique

« Au commissariat des Hlm-Dakar, les interpellations et gardes à vue arbitraires synonymes de séquestrations n’honorent ni la Police nationale, ni la Justice sénégalaise. On est convaincu que le Directeur général de la Police, Ousmane Sy, et le procureur de la République, Serigne Bassirou Guèye, ignorent ces abus de pouvoir qui y sont érigés en règle. Tenez ! Suite à une banale rixe au quartier Niary-Tally, une charmante fille se disant trop convoitée par les policiers des Hlm a déposé une plainte contre une pauvre domestique. Ce, pour… coups et blessures dont la réciprocité est confirmée par de nombreux témoins. Mais, les policiers n’en ont cure ! À preuve, la plainte très vite diligentée a abouti à l’interpellation de la mise en cause originaire de Khombole. Et immédiatement, la pauvre fille a été mise en garde-à-vue prolongée du mercredi 6 au vendredi 8 novembre 2019, soit trois (3) trois jours de supplices. Informés de l’arrestation de leur fille, ses parents ont quitté leur village pour rallier Dakar où ils n’ont aucune relation étatique. Pire, les vieux et misérables parents, âgés entre 70 et 85 ans, ont sacrifié leur Maouloud pour venir assister leur fille jusqu’à passer des nuits aux abords du poste de police des Hlm », narre, dans sa livraison de ce vendredi, le quotidien Le Témoin.

Le journal de poursuivre son triste récit : « Mais, le commissaire se fout de tout ça ! Tout comme il est resté insensible aux nombreuses médiations menées par les notables et dignitaires du quartier. Lorsque nous sommes allés le voir, il nous a crié dessus en disant qu’il allait corriger la fille. Et que, pour rien au monde, il ne va la libérer avant de nous sommer de vider les lieux. Finalement, c’est le vendredi, c’est-à-dire la veille du Maouloud, que la pauvre domestique a été libérée. Et tard dans la nuit ! Le procureur Serigne Bassirou Guèye a-t-il été informé de cette interpellation, somme toute abusive, aux allures de séquestration qui ne dit pas son nom ? Personne ne saurait vous le confirmer. Toujours est-il qu’une fois libérée, la domestique a démissionné de son travail avant de se faire reconduire au village par des parents désolés, épuisés, déboussolés et, surtout, dépités de l’injustice faunique dakaroise où les animaux du village se font dévorer par les plus forts. Ce qui est le plus regrettable, c’est de voir la fille perdre le boulot qui lui permettait de soutenir sa vieille mère. Souhaitons que le ministre de l’Intérieur et son collègue garde des Sceaux vont tirer rapidement cette histoire au clair pour que plus jamais ça ! Mais, pourquoi donc pensez-vous au député Seydina Fall Bougazelli ? ».