“Pour assoir la dictature Faye/Sall, on cherchera à coller des motifs de mœurs…” (M. L. Diallo)

Apparemment, toutes les pensées des pontes du régime BBY sont tournées vers la date de démarrage de l’exploitation pétrolière et gazière pour renflouer les finances publiques malmenées par la gouvernance prédatrice.

Cela fait des années que je critique la politique économique de Macky Sall sur des bases objectives. J’ai toujours fait observer que l’art de la politique économique était d’abord de trouver le bon équilibre entre investissement (de court terme, moyen terme et long terme) et consommation. Si cela n’est pas observé, l’endettement finit toujours par étouffer les finances publiques.

Voilà ce qui est arrivé à Macky Sall. Diamniadio, sa nouvelle ville, démarrée par le centre Abdou Diouf, est à l’arrêt. Les créanciers internationaux ont accepté de prêter au Sénégal avec l’arrivée du gaz et du pétrole. Ils savaient bien, le FMI étant leur gendarme, que les investissements de Macky Sall étaient mal orientés et nourrissaient une corruption massive.

Ainsi, les ressources naturelles ont amené le Sénégal dans un état de catastrophe politique fait de répression, d’emprisonnement et de corruption de certains leaders politiques prédateurs. Pour les leaders patriotes, on cherchera à leur coller des motifs de mœurs.

Je considère que les faits portés à l’attention du Bureau de l‘Assemblée nationale ne constituent pas des poursuites contre le député Sonko. En conséquence, il est illégal d’engager la procédure pour lever son immunité parlementaire. Je suis contre.

C’est là tout le sens de la gouvernance démocratique des Assises nationales du Président Amadou Mahtar Mbow. Il est bien triste de constater que l’Université qui porte son nom ne sera pas fonctionnelle, quand il aura 100 ans en mars prochain In Cha Allah. M. Macky Sall, à quand le démarrage de l’Université AMN ? Transparence et rigueur obligent !

Dossier nouveau : Transparence et rigueur, dixit Macky Sall.

S’agissant du vaccin contre la Covid-19, le Président Macky Sall, en recevant des doses du vaccin chinois, a parlé de transparence et de rigueur. Une bonne surprise ! En effet, on nous avait parlé de dons chinois, il s’agit maintenant d’un achat cash et peut-être, suivi de dons. Où est la transparence ? Annoncée à 16400 francs CFA la dose, nous nous retrouvons à 10 300 francs. Et pourquoi pas le Spoutnik annoncé à 5250 francs ?

Soyons clair. Personne n’est a priori contre la vaccination. Au siècle dernier, Hadji Malick Sy s’était vacciné contre la peste pour convaincre les pêcheurs de Guet-Ndar à Saint-Louis, selon Al Amine.

Dans ce cas-ci, il y au moins cinq vaccins en concurrence, et les scientifiques ne peuvent pas nous dire quel est le meilleur vaccin et quelle est l’efficacité pour nous autres, populations africaines sapiens sapiens. Il semble que les vaccins n’empêchent pas la contamination. L’expérimentation devra trancher.

Dans cet état de catastrophe sanitaire, décidé par Macky Sall, le constat est là, les mesures prises n’empêchent pas une progression rapide des contaminations, des cas graves et des décès. A vrai dire, si on veut convaincre les populations de s’engager davantage dans la lutte contre la Covid-19, il faut sans doute de la transparence et de la rigueur. Mieux vaut tard que jamais.

Mamadou Lamine Diallo, Président du mouvement Tekki.