Polémique sur le titre de Roi des arènes : Peut-on effacer ce qui … ?

Le titre de roi des arènes cache bien des zones d’ombre au vu des nombreuses réactions qui en émanent et entretenues par des spécialistes du monde de la lutte. A quoi rime ce débat stérile si l’on sait que le titre de Roi des arènes, c’est le peule Sénégal qui s’en est approprié. Légitimé ou pas, ce titre existe bel et bien dans le subconscient des Sénégalais. Et celui qui essayera de le contester sera en déphasage avec la perception que les amateurs de lutte en ont de ce  sacre. Le titre de Roi des arènes existe bel et bien s’il n’y a pas d’autres motivations inavouées qui poussent certains acteurs de la lutte à le contester avec véhémence.

S’il y a autant de lutteurs que d’écuries de notre sport national, c’est que la lutte a pris aujourd’hui des proportions importantes en termes économiques et financières. Jadis, le lutteur était un acteur perçu comme un « raté » de la société sénégalaise. Mais aujourd’hui, la nouvelle donne est autre car les lutteurs brassent des millions et des millions, enfourchent des voitures de marque, se tapent des immeubles High tech et prennent l’avion comme ils veulent pour aller s’entrainer aux Etats-Unis ou ailleurs. Mais dans toute disciple, il y a une hiérarchisation normée. Qu’elle soit institutionnalisée  par le Cng ou légitimée par les amateurs de lutte, le titre de Roi des arènes ne saurait être bannie de notre sport national. C’est impossible. Le Roi des arènes n’est pas forcément le plus fort de tous les lutteurs mais il est par essence celui qui a hérité de la couronne officiellement ou officieusement. C’est selon. Si le président du Comité national de la gestion de la lutte indique que seul Manga 2 a été Roi des arènes, cela voudrait dire quoi ? Les Sénégalais et les férus de lutte ont constaté plus d’une fois le Docteur Alioune Sarr contester  l’existence de ce titre. A quoi rime ce débat stérile ? Pourquoi ceux qui étaient censés donner un continu institutionnel à ce sacre travaillent toujours à le démolir. Avec acharnement d’ailleurs ! Le moins qu’on puisse dire est que le titre de Roi des arènes, aucun Sénégalais n’arrivera à le annihiler dans le subconscient des amateurs de lutte. Et ceux qui le contestent ont l’obligation de cesser de cacher leur jeu qui les a déjà mené à « Ardo ».Qui veut développer la lutte doit réfléchir à apporter des innovations majeures au titre de Roi des arènes et non essayer de le démolir pour des raisons inavouées ?