Podor : La gestion de la coordination de l’Apr décriée

L’Alliance pour la République (Apr) de Podor est plongée dans une « léthargie » depuis l’élection présidentielle de février 2019. Ce, « malgré ses potentialités en ressources humaines de qualité et porteuses de stratégies organisationnelles tant dans la mobilisation que dans l’animation politique ».

Du moins, c’est ce qui ressort du mémorandum post présidentiel 2019 de la Grande alliance des républicains de Podor (Garp).

Dénonçant un « clientélisme politique » durant ce dernier mandat de Macky Sall, la Garp renseigne que «devant une telle situation voulue et entretenue volontairement, les promoteurs d’une telle forfaiture s’inscrivent dans un cynisme de mauvais aloi, en maintenant en apnée toutes les forces vives ».

Il s’avère dès lors, note la même source, « que les confrontations vécues intensément et férocement dans les camps et clans pendant presque une année avant l’élection présidentielle, n’avaient comme soubassement et motivation que des promotions individuelles au détriment d’intérêts collectifs, reléguant ainsi le développement économique et social du département au second plan ».

« Déficit de dynamisme, de visibilité et de lisibilité »

En outre, ces républicains du Fouta font constater, pour s’en offusquer, que « l’âpreté des confrontations dans la quête effrénée du leadership départemental, n’avait d’égale que l’hypocrisie latente révélatrice d’agendas cachés, rangeant ainsi à pertes et profits les promesses d’un bien-être social harmonieux et équilibré en faveur des populations et responsables politiques fortement engagés dans la massification du parti».

Selon eux, les partis alliés, qui sont désemparés par cette gestion jugée « catastrophique », ne participent plus à aucune réunion de la coordination Benno bokk yaakaar (Bby).

« Le déficit de dynamisme, de visibilité et de lisibilité de la coordination départementale dans les tâches qui lui sont dévolues, s’est accentué surtout dans un défaut de mobilisation politique et de visites de proximité pour s’enquérir des difficultés et apporter des solutions idoines aux problèmes majeurs évoqués », ont-ils regretté.