Perspectives économiques / Sénégal : Le Fmi prévoit une croissance de 7% en 2020-21

Les perspectives économiques du Sénégal sont bonnes selon le tableau peint par le Fonds monétaire international (Fmi) au sortir d’une mission de 10 jours dans le pays.

Au Sénégal, la croissance économique devrait passer de 6% en 2019 à 7% en 2020-21, tirée par l’investissement privé, avant de connaître un nouvel élan avec le début de la production commerciale des hydrocarbures en 2022. Les perspectives sont du Fonds monétaire international (Fmi) dont la mission a séjourné au Sénégal, du 12 au 22 septembre, dans le cadre de la renégociation du programme économique et financier du Sénégal appuyé par l’instrument de coordination des politiques économiques (Ipce) d’une durée de trois ans.

Citée par le quotidien gouvernemental Le Soleil, Mme Corinne Deléchat, chef de la mission du Fmi qui faisait face à la presse, de souligner également que s’agissant des autres agrégats macroéconomiques comme l’inflation, elle devrait rester faible à moyen terme. Alors que le déficit pour la balance courante augmenterait jusqu’en 2021 du fait des importations nécessaires pour la construction des projets d’hydrocarbures et enregistrerait une baisse au démarrage de la production et de l’exportation du pétrole et du gaz.

Le gouvernement, conformément aux objectifs de convergence de l’Uemoa, entend maintenir l’objectif du déficit budgétaire de 3% en 2019 comme pour les années à venir, tout en assurant le règlement de ses obligations envers le privé, souligne le journal.

Quant aux obligations visant le règlement des obligations vis-à-vis de la Société nationale d’électricité (Senelec), Corinne Deléchat d’indiquer que des mesures à court terme ont été déployées afin d’accroître le rythme de recouvrement des recettes et d’atteindre les objectifs de la loi de finances rectificative de juillet 2019.

Vers l’approbation d’un nouveau programme en décembre prochain

La mission du Fmi et les autorités sénégalaise se sont accordées sur un ensemble de politiques macroéconomiques et des réformes structurelles susceptibles de favoriser l’approbation d’un nouveau programme d’une durée de trois ans au titre de l’instrument de coordination des politiques économiques (Ipce). Un programme dont l’adoption, selon Corinne Deléchat toujours, sera soumise à l’examen du Conseil d’administration du Fmi d’ici à mi-décembre 2019.

Selon la chef de la mission du Fmi toujours, le programme accompagnera la mise en œuvre de la seconde phase du Plan Sénégal émergent (Pse) qui vise notamment, à atteindre une croissance soutenue et inclusive, tirée principalement par le secteur privé, à renforcer la stabilité macroéconomique par le maintien de la viabilité des finances publiques et la gestion prudente de la dette.