Perception-Droits d’auteur : Le jackpot aux chants religieux

“En matière de perception de droits d’auteur, il ne suffit pas seulement d’être célèbre pour remporter le jackpot. La preuve avec les chanteurs religieux qui engrangent le plus de droits contrairement aux autres artistes qui effectuent des prestations dans les lieux de spectacle”. C’est ce que la présidente du Conseil d’administration de la Société de gestion des droits d’auteur et droits voisins (Sodav) a tenu à faire comprendre aux artistes venus assister à la journée d’information organisée par la société.

La grosse mise aux chanteurs religieux

Ce n’est ni Youssou Ndour ni Waly Seck qui gagnent le plus en matière de perception des droits d’auteur. Ce sont plutôt les chanteurs religieux qui gagnent plus, selon Ngoné Ndour, présidente du Conseil d’administration de la Sodav, qui s’exprimait lors de la journée d’information sur les droits d’auteur et les droits voisins organisée à la Maison de la culture Douta Seck par le Comité de relance du théâtre sénégalais.

Des retombées jusqu’à 30 millions

Ces chanteurs religieux s’assurent d’abord que la manifestation est déclarée au niveau de la Sodav avant de s’engager, a laissé entendre la Pca de la Sodav. «Ils peuvent gagner 30 millions l’année», a informé Mme Ndour. Certains artistes se plaignent de ne pas rentrer dans leurs fonds en matière de perception de leurs droits d’auteur. Aly Bathily, Directeur général de la Sodav, s’engouffre dans la brèche pour dire que «c’est une question qui peut être très relative». «Si l’œuvre est utilisée, l’artiste va percevoir quelque chose. Mais légalement si l’œuvre est utilisée au cours d’un contexte dans lequel le droit n’a pas été fait, il n’y a pas de possibilité de se faire payer. Il y a un combat qui est là, il faut qu’ils nous aident parce que les droits ne naissent pas ex nihilo.»

Rémunération équitable, la grande bataille de la Sodav

Le patron de la Sodav indique qu’«il faut veiller, avant de faire sa prestation, à s’assurer que le prestataire s’est acquitté de la redevance». «Je pense qu’il est important qu’ils veillent à cela, comme ça, de concert avec la Sodav, le combat sera beaucoup plus efficace pour pouvoir faire respecter les redevances au grand profit des titulaires de droits», admet-il. «Les acteurs doivent être payés sur la base de la rémunération équitable. Pour le moment, il n’y a que le groupe Canal qui a accepté de faire de la rémunération équitable», informe M. Bathily, avant de souligner que «même nos radiodiffuseurs nationaux ne l’ont pas encore fait».