Pds-Pastef : Le syndrome de 2012 en gestation contre Macky en 2024

En 2012, il a fallu une forte coalition pour venir à bout du Pds et de son leader, Me Wade. Ce, après avoir passé 12 ans au pouvoir. Les multiples rencontres entre le Pape du Sopi et le leader du Pastef milite en faveur d’une grande coalition pour faire face à l’actuel régime. Notamment à la prochaine présidentielle.


…Pds-Pastef, même combat

D’ailleurs, ils ont refusé de prendre part au «fameux» dialogue lancé par le chef de l’Etat, le 28 mai dernier. En sus, ils boycottent toutes les invitations du Présidentielle Sall. Leur combat en direction de la présidentielle de 2024, bouter hors Macky Sall et son régime.

Lors de la dernière présidentielle, l’alliance entre le Pds et Pastef n’avait vu le jour. Parce que le Pds avait décidé de n’a pas présenter une autre candidature après que celle de Karim a été rejetée. En direction des prochaines joutes électorales, force est de constater que le leader de Pastef, Ousmane Sonko, ne cracherait pas sur une alliance avec le Pds en 2024.

Déjà, à quelques encablures de la présidentielle du 24 février 2019, le leader de la Coalition «Sonko Président» a rencontré l’ancien président de la République, Me Abdoulaye Wade. Alors que tout le monde s’attendait à une coalition en perspective des élections de cette présidentielle, la rencontre a été finalement un cadre de partage des préoccupations entre les deux leaders de formations politiques. «Nous lui avons offert un exemplaire de notre programme pour qu’il puisse observer dans quelles mesures il y a convergence. Nous allons continuer à discuter, à toutes les étapes du processus, pour évaluer ce qui est en train de se passer et voir dans quel sens orienter le combat que nous voulons mener ensemble pour le Sénégal», a déclaré Sonko à la sortie de la rencontre».

Signalant la disponibilité de Me Wade à s’entretenir sur toutes les questions, Sonko se dit toutefois ouvert «à toute alliance qui peut permettre au Sénégal de se débarrasser du régime de Macky Sall. Mais, nous ne sommes pas dans une course aux alliances. Notre préoccupation est l’intérêt supérieur de la Nation», a-t-il affirmé, qualifiant d’extraordinaire un éventuel soutien des libéraux. «Si on peut avoir le soutien du Pds, ce serait quelque chose d’extraordinaire et formidable», avait souligné Ousmane Sonko.

Le leader du Pastef est d’avis qu’il n’y a pas d’alliance contre nature. Selon lui, le plus important, c’est sur quoi on s’est entendu pour aller ensemble. «Si on s’est mis d’accord sur des préoccupations qui vont à l’encontre des intérêts du Sénégal, ça pose problème. Qu’on se retrouve autour d’un programme et non de partage de pouvoir», explique-t-il. Mieux, Sonko se veut clair: «le système dont nous parlons transcende les hommes. Nous parlons du fonctionnement de l’appareil d’Etat. Ce ne sont pas les hommes».

…Contre Idy, Madické et Issa Sall

Ousmane Sonko, qui était un membre influent du Front de résistance nationale ne donnent plus de crédit à cette structure de l’opposition. Les «dialogueurs» du Frn. C’est ainsi que Sonko caricature Idy, Madické et Issa Sall, les autres candidats de l’opposition à la dernière présidentielle contre Macky Sall. Il les accuse d’avoir trahi en prenant part au dialogue de Macky Sall qu’Ousmane Sonko qualifie de «grande farce». En ce sens, force est comprendre que c’est une réalité politique qui dicte «la même longueur d’onde» entre Wade et Sonko à l’issue de leur dernier entretien. Mais pas que. Ces retrouvailles entre le vieux et le plus jeune candidat à la dernière élection ont aussi et peut-être un air de revanche sur leurs alliés du Frn. Dans les coulisses, le Pds rumine toujours sa colère parce qu’estimant que ses alliés n’ont pas assez fait pour dénoncer l’invalidation de la candidature de Karim Wade et de Khalifa Sall. Aujourd’hui, vraisemblablement, Me Wade, dont le parti n’a pu participer à la Présidentielle, pourrait profiter de ces atomes crochus renouvelés avec Sonko pour se relancer. Surtout s’il est question d’une alliance aux prochaines Locales et Présidentielles.