Pape Makhtar Diallo : “La vérité sur mon départ de la Sen tv”

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Mon départ de la Sen tv a fait l’objet de multiples interprétations et supputations.

Pour mettre à l’aise aussi bien mes amis que mes contempteurs, j’ai décidé, à travers ce message plein de fraternité et de sincérité, de livrer le sens de ma décision afin de faire cesser toute confusion.

Je voudrais demander aux Sénégalais, de quelque bord qu’ils se trouvent, de ne pas me prêter des intentions en me rattachant à une organisation à laquelle je n’appartiens pas. Je ne suis ni politicien, ni un activiste irrévérencieux. En vérité, je ne suis pas le personnage qui est dépeint ces derniers jours à travers les réseaux sociaux par certaines personnes très mal intentionnées.

Des voix s’élèvent pour dire que j’ai été démis suite à un incident lors d’une émission. Je tiens à dire solennellement que ma démission n’a rien à voir avec l’incident survenu à la télé. Une personne démise de ses fonctions peut-elle avoir la latitude de revenir sur un plateau, présenter son éjection comme une démission sans être recadrée par le présentateur qui se trouve être le rédacteur en chef de la tv?

Décidément, il y a un individu qui cherche derrière cette affaire à se donner de l’importance mais c’est peine perdue.

Derrière ce bruit, je sens une intoxication qui cherche à installer une confusion sur la véritable nature de mon acte qui reste l’expression incompressible de ma liberté.

Je n’ai plus de temps à perdre face aux nombreux défis à relever.

Je voudrais juste signifier aux lecteurs la raison pour laquelle mon engagement a pu et pourrait continuer à susciter autant de controverses ? Oui, je sais que je gêne et je sais également ceux que je gêne.

Je le répète et le répéterai aussi longtemps que ce sera nécessaire, contrairement à ce qui se raconte, je n’ai reçu l’aide financière d’aucun parti politique. Un tel acte n’a été, n’est et ne sera jamais dans mes pratiques.

On peut à partir d’un certain moment facilement affirmer qu’il n’y a pas de fumée sans feu, mais je voudrais rassurer mes proches et nombreux sympathisants que le feu n’est pas de mon côté.

Il est aussi important d’identifier les personnes qui n’ont pas envie qu’on entende mon discours, peut-être les politiciens que je critique mais aussi certains mouvements « citoyens » que je dérange. On cherche à me faire taire de manière à ne gêner ni les politiciens, ni les opportunistes ! C’est peine perdue, car je suis habité par l’amour du Sénégal et je me bats pour ce pays que j’aime profondément. Si j’ai une prétention, c’est bien celle-là.

C’est parce que j’aime ce pays que je me dois d’être exigeant; d’ailleurs, je pense que nous tous nous devons l’être.

Aujourd’hui, si on pose des questions légitimes et audibles sur la gestion actuelle du pouvoir notamment, les passations des marchés publics, les conditions de détentions des prisonniers, l’intervention sélective de la loi, la corruption,… nous voilà accusés de “PRO SONKO” … comme pour nous empêcher de questionner et de parler librement. Cependant mieux vaut dire et porter la parole qui dérange et d’être taxé de “SONKOLAIT “que de rester dans le silence complice.

J’ai choisi la difficulté, en refusant le scénario de la facilité. Je ne suis pas un partisan de la courte échelle et je veux servir mon pays. Je suis conscient que mon pays, le Sénégal, n’est pas encore sauvé de la paupérisation et qu’il reste beaucoup de chemin à faire.

Alors, je consacre ma vie à cette lutte pour un Sénégal émergent, une justice impartiale, une liberté absolue. A côté des millions de Sénégalais, je participe quotidiennement à relever les nombreux défis qui nous interpellent. Ce message ne peut être ignoré ni par mes détracteurs, ni par mes collaborateurs.

J’ai fermé une porte derrière moi et très prochainement j’en ouvrirai une autre. Ma mission continue.
Si certains ont souffert de m’’écouter, ils vont souffrir davantage car, je serai très prochainement de retour. Je resterai constant et fidèle à ma posture critique dans mes analyses, plus exigeant et deux fois moins tolérant envers les fossoyeurs et leurs complices.
Eternel indigné