Pape Mahawa Diouf aux khalifistes : « La grâce ne peut pas être obtenue sur la base de pression »

La déclaration du Chef de l’Etat, Macky Sall sur Rfi sur la grâce présidentielle en faveur de Khalifa Sall fait toujours débat. Ainsi, le coordonnateur de la cellule de communication de la coalition Benno Bokk Yakaar a tenu à apporter des précisions sur cette sortie. Ce, tout en recadrant les alliés de l’ex maire de Dakar.

« La grâce présidentielle pour Khalifa Sall est un sujet sur lequel le Président Macky Sall aimerait discuter en public quand il pensera que c’est opportun. Maintenant, toute la polémique qui s’est en suivie, on peut le comprendre de la part des partisans de l’ancien maire de Dakar mais la grâce ne peut pas être obtenue sur la base de pression.

Ce n’est pas possible sinon elle n’aurait pas de sens et elle se viderait même de sa substance », a affirmé Pape Mahawa Diouf dans l’émission Rfm matin de ce mercredi. Rappelant ainsi que le pouvoir de grâce est une prérogative constitutionnelle du président de la République, qui en use quand les conditions sont réunies. Sur ce, il peut de façon discrétionnaire l’accorder ou non.

« C’est selon sa seule appréciation », dixit Diouf. Qui ajoute que cela « heurte» les soutiens de Khalifa Sall. En sus, le chargé de communication de faire remarquer : « Jamais le président de la République ne s’est engagé à accorder une grâce à qui que ce soit. Tout le monde a entendu ce qu’il a dit. Cela n’avait rien à voir avec une promesse de faire quoi que ce soit dans ce sens-là ». Il indique : « Par contre, au Sénégal, il y a des dizaines de milliers de condamnés et certains pour des délits qui ressemblent aux faits qui sont reprochés au maire de Dakar.

Il faut revenir à l’orthodoxie institutionnelle. Il ne faudrait pas qu’on mette une pression sur toutes les institutions sénégalaises pour obtenir ce que l’on veut ». Pour finir, Pape Mahawa Diouf a lancé : « cette grâce-là est-elle demandée ou pas par les partisans de Khalifa Sall » ? A cette question, il rétorque : « Il y en a qui le souhaitent, d’autres, non ».