Ousmane Sonko, la droiture qui dérange (Par Biram Khoudia Lo)

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Ousmane Sonko, la droiture qui dérange (Par Biram Khoudia Lo)


Le Sénégal est un pays de rencontre, mais de dialogue aussi. Le modèle social de nos jours ignore totalement nos valeurs culturelles et ancestrales qui prônaient le «se suffire de ce qu’on a» traduit par le mot «doylou» en Wolof. De nos jours, chacun tente par tous les moyens légaux et même illégaux de mener une vie au dessus de ses moyens.

Ceux qui nous gouvernent vivent dans des conditions qui atteignent ou dépassent celles des dirigeants des pays déjà développé. Un Président de la république du Sénégal est beaucoup plus riche que celui de la France. Macron n’ose pas affirmer une déclaration de patrimoine qui atteint un milliard de francs CFA. Nos présidents peuvent, sans vergogne déclarer un patrimoine de huit milliards sans sourciller. Alors que tout le monde sait que les salaires cumulés de toutes ses fonctions jusque là ne font pas un demi milliards. Nos ministres, ancien ministre et même certains députés distribuent des billets pour se taper une base politique. A la place des arguments ou d’un programme, on distribue des billets pour convaincre.

C’est ce que nous avons vécu depuis 1960 avec les socialistes et les démocrates. Cela a tellement fatigué et anéanti le peuple que ce dernier a fini par se détourner de la politique. La corruption, la concussion, l’achat de conscience, les commissions, les marchés illégaux, les surfacturations sont devenus monnaies courantes. Ceux qui sont riches deviennent de plus en plus riches et ceux qui sont pauvres, de plus en plus pauvres.

La solidarité disparaît au profit d’actes assortis d’intérêts. L’ami de longue date fait du chantage pour récupérer son prochain en misant sur ses difficultés. Même certains hommes de Dieu, supposées, qui sont chargés de former le peuple s’associent aux autorités étatiques pour ignorer les souffrances du peuple.

C’est en ce moment qu’apparaît un homme qui, affirme aisément qu’on ne peut lui reprocher cinquante francs alors qu’il évoluait dans un atmosphère ou circulaient des billets prêt pour corrompre. Ainsi. Il a pu impulser un changement d’approche : faire la politique autrement, faire les choses à notre manière, restaurer nos valeurs. Cela ne pouvait se faire sans attirer l’attention et susciter l’espoir chez les masses populaires. En même temps il est normal que les hommes qui avaient leur manière de faire la politique depuis 1960 tentent de le détruire pour continuer à exploiter le peuple.. Le pouvoir s’affole et met tout en branle pour arrêter cet élan patriotique.

Les complots fusent de partout. Les chasseurs de primes organisent des pièges pour livrer le colosse aux mains des adversaires. Les hommes politiques qui ont toujours sucer le sang du contribuable en érigeant le gain facile en modèle social s’offusquent en entendant dire que la richesse doit provenir de l’entreprise et non de la politique mensongère et propagandiste. Ceux qui ont l’habitude de s’enrichir sur le dos du contribuable s’affolent lorsqu’il voit le peuple plaider en faveur d’un révolutionnaire qui a fini de démystifier les jouissances terrestres parce qu’ayant une vision prospective qui intègre l’avenir des générations futures. Beaucoup de leaders politiques s’associent avec son parti afin de le conduire sur le chemin des vieilles habitudes politiciennes.

L’espoir du peuple se perd au fur et à mesure que les tiraillements s’amplifient. Beaucoup de dirigeants patriotes comme Mamadou Dia, Thomas Sankara ont été sacrifiés par des réactionnaires en collaboration avec l’oxydent pour des intérêts personnels et extérieurs. Mais aujourd’hui la révolution des moyens de communication a permis un éveil des consciences en mesure d’impulser une dynamique citoyenne garant d’un développement économique et social. Nous vivons dans un pays longtemps paralysé par un système adossé sur un modèle social tellement tordu qu’entendre le mot «droiture» fait trembler plus d’un et singulièrement les minorités gouvernantes injustement favorisées.

Cependant, le réveil risque d’être brutal et fatal pour ceux qui croient encore aux vieilles astuces longtemps anéanties par la nouvelle conscience citoyenne. La tournure VICA du nouveau monde risque de les surprendre désagréablement.
Par Biram Khoudia Lo