Non Recrutement Des Enseignants Animateurs Bénévoles : Le Collectif Interpelle Le Président Macky Sall Et Son Ministre De L’education

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Des enseignants animateurs bénévoles réclament leur recrutement
Les enseignants animateurs et animatrices bénévoles du département de Mbour réclament leur recrutement au s**n de la fonction publique.

 »Nous sommes victimes d’une exploitation exagérée depuis des années. On nous donne l’autorisation d’ouvrir des cases dans des écoles soi- disant qu’ils sont dans le besoin. On nous donne un terrain que nous avons nous même aménagé et construit. Moi personnellement, j’ai construit la première classe et j’ai ouvert l’école en 2008 avec l’aide de partenaires », déclare Mme Sow Rokhaya Sané. 

Après s’être donné corps et âme dans l’éducation de base des enfants, elle constate un beau jour :  »ils ont déclaré les cases à notre insu. Pis encore, ils recrutent et prennent en charge le personnel sauf nous, fondateurs des cases. Ils recrutent des gens qui ne sont pas plus méritants que nous. Trop c’est trop ».

Selon Mor Sarr, enseignant arabisant, depuis 20 ans, ils sont dans les cases, et quand il s’est agit de les régulariser, d’autres personnes l’ont été à leur place. 

 »Ils sont passés outre les directives du président Macky Sall, qui avait demandé qu’on régularise notre situation. Malheureusement, on a donné nos places à d’autres personnes nées en 2000. Nous évoluons dans le secteur depuis 20 ans et nous n’avons jamais reçu de reconnaissance. Nous interpellons le président Macky Sall. Nous déplorons aussi que la directrice de la Case des tout-petits ne considère pas les maîtres arabisants », fustige Mor Sarr.

Ainsi, les animateurs et animatrices du département de Mbour crient à une exploitation de la part des autorités et disent vivre une véritable injustice. Regroupés au s**n d’un collectif, ils interpellent le président Macky Sall et son ministre de l’Education.


Korka Diallo, secrétaire départemental de la coordination démocratique des enseignants et formateurs du Sénégal (Cdefs), annonce que des marches, sit-in, même une grève de la faim ne seront pas épargnés afin que la situation des animateurs (trices) qui sont plus d’une centaine soient régularisée.