Non au parapluie présidentiel pour les 25 cibles de la Crei

Les retrouvailles Wade-Macky, la libération de Khalifa Sall et son éventuelle amnistie conduisent certainement vers un apaisement du climat politique. Mais d’aucuns, à l’instar de Birahim Seck, craignent que l’argent du contribuable, détourné par des Sénégalais, passe par pertes et profits.

Ces 25 choyés du Président

« Le Président Sall doit arrêter de protéger les 25 personnes qui étaient sur la liste du Procureur près la Crei et d’autres épinglés dans les rapports sur la gouvernance. En le faisant, il cautionne littéralement des pratiques présumées de criminalité économique et financière », déclare-t-il  dans L’Obs.

Quid de Karim Wade ?

Selon le coordonnateur général du Forum civil, il n’est pas dit que « le Président Macky Sall est demandeur d’une entente politique, qu’on ne doit pas se rappeler le passé. Karim Wade doit au Trésor public 138 milliards FCfa. Le Président Sall ne doit pas nous imposer la libération de  Karim Wade sans qu’il paie ce qu’il doit aux Sénégalais ».

Les jalons du Pape

Mais, le Président Wade n’en a cure. Requinqué par ces retrouvailles, le Pape du Sopi pose ses jalons à un rythme cadencé. La désignation de Bara Gaye, secrétaire général adjoint chargé des relations avec les organisations politiques et Doudou Wade, secrétaire général adjoint chargé des conflits, représentants le Pds à la Conférence des leaders du Front national de résistance (Frn), en remplacement de l’ex secrétaire général national adjoint, Oumar Sarr, en dit long sur le désir de Me Wade de changer d’orientation et d’interlocuteurs.

Le sort de Idy, Sonko, Aar Li Nu Bokk ?

Ce charivari politique voire ces calculs politiciens vont impacter le champ politique. Les nouvelles postures de Idrissa Seck, aphone, depuis plusieurs mois,  du tonitruant Ousmane Sonko qui dérange la majorité présidentielle et de Aar Li Nu Bokk seraient intéressantes à étudier.