Monsieur “LEKK NAA KO JÁPP NAA KO” ou la transformation du Sénégal en Ludo (Par Guy Marius Sagna)

Karim Wade, nga tëj
Khalifa Ababacar Sall, nga tëj
Karim Xrum Xax, nga tëj
Adama Gaye, nga tëj
Malick Biaye, nga tëj
Pape Abdoulaye Touré, nga tëj
Babacar Diop, nga tëj
Leuz Deff Tekk, nga tëj
Ousmane Sarr, nga tëj
Diao Diallo, nga tëj
Souleymane Diockou, nga tëj
Assane Diouf, nga tëj
Babacar Sèye, nga tëcc
Guy Marius Sagna, nga tëcc…

Le président Macky Sall qui diffuse quotidiennement de fausses nouvelles sur le franc CFA, sur les APE, sur les différents accords qu’ils signent, sur le TER, sur l’autoroute à péage, sur l’état de notre pays…vient de faire emprisonner Babacar Sèye pour diffusion de fausses nouvelles.

Au même moment le président Macky Sall libère les trafiquants de drogue, les trafiquants de faux billets, les trafiquants de faux médicaments…

Au delà du factuel, reconnaissons une chose:
Le président Macky Sall utilise les lois qu’il a trouvées. Lois que le Parti Socialiste n’a pas changées. Lois que le PDS n’a pas changées. Lois que l’APR a refusé de changer. Lois dont ils seront victimes si leurs successeurs font comme leurs prédécesseurs et ne les changent pas.

C’est cela le présidentialisme néocolonial. La toute puissance du président de la république néocoloniale du Sénégal qui a droit de vie et de mort sur tout. Qui a droit d’emprisonner qui il veut et quand il veut selon les prétextes fallacieux qu’il veut.

Ce président néocolonial se trouve également dans nos syndicats, nos centrales syndicale, nos partis politiques, nos mouvements citoyens, nos ONG, nos associations sportives et culturelles (ASC), nos chefs de villages, nos maires…

C’est la constitution qui donne ces pouvoirs au président de la république qu’il s’appelle Senghor, Diouf, Wade, aujourd’hui Macky Sall, demain…

Quand nous parlons de système, il faut aussi le caractériser par ce présidentialisme néocolonial.

Voilà pourquoi c’est une nécessité de sortir de cette république néocoloniale en:
1- changeant la constitution
2- transformant radicalement les relations entre le Sénégal (l’Afrique) et le reste du monde

l’Afrique a besoin d’un programme politique qui change les actuelles constitutions pour une constitution du changement, pour une constitution de transformation, pour une souveraineté populaire pour la disparition du pouvoir d’une oligarchie ou d’un.e président.e.

En attendant, il nous appartient de dire à nos présidents que l’Afrique n’est ni un ludo, ni un monopoly.

LIBÉREZ ASSANE DIOUF !
LIBÉREZ BABACAR SÈYE !

Par Guy Marius Sagna