Modou Diagne Fada, Dg Sonacos : «Je suis venu à Diourbel avec de bonnes nouvelles»

Après Ziguinchor, Louga et Kaolack, le tout nouveau directeur général de la Sonacos, Modou Diagne Fada, a bouclé sa tournée par une visite à l’usine de Diourbel où il a rencontré les travailleurs, acteurs et partenaires de la boite. Une occasion qu’il a saisie dans cet entretien pourquoi revenir sur les chantiers, défis et perspectives de la boite à plusieurs niveaux et divers domaines.

Seneweb : Diourbel est aujourd’hui la quatrième et ultime étape de votre première tournée nationale en votre qualité de nouveau directeur général de la Sonacos. Quelles nouvelles apportez-vous aux Diourbelois ?

Modou Diagne Fada : A Diourbel, j’ai été très agréablement surpris par la propreté des lieux. Ici à l’usine de Diourbel qu’on yya appelé la Seib de Diourbel, nous avons remarqué des installations assez neuves et qui sont assez fonctionnelles. C’est une unité qui continue de jouer un rôle assez important dans le cadre des Hps, dans le cadre des décorticages.

Et la bonne nouvelle c’est qu’à partir de Diourbel on peut conditionner de l’huile raffinée en vrac à travers des dosettes. L’autre bonne nouvelle c’est l’engagement ferme que nous avons pris pour redémarrer la vinaigrerie. Cette unité s’était arrêtée depuis longtemps et beaucoup de femmes sollicitaient la nouvelle direction générale pour reprendre cette activité importante pour Diourbel, parce que c’est un produit de qualité et très apprécié. Ce produit va revenir dans le marché d’ici la fin de cette année.

L’autre bonne nouvelle, il faut dire qu’à Diourbel je ne suis venu qu’avec de bonnes nouvelles. Récemment, quand je venais de prendre service, des recrutements ont été effectués. En fait on avait prélevé dans le quota des saisonniers un nombre assez conséquent pour les placer dans les catégories des permanents. Et ça a été déjà très apprécié. Puisque c’est un acte important, nous avons décidé de le renouveler pour «permanentiser» d’autres saisonniers sur la base de critères objectifs d’ici la fin de cette année.

Dites-nous un peu ce qui va changer ?

Nous allons injecter du sang neuf dans l’entreprise. Et au-delà des promotions internes nous allons trouver d’autres cadres, d’autres compétences qui sont à l’extérieur de l’usine, pour pouvoir les injecter dans la boite. Je crois profondément que tout cela est nécessaire. Nous envisageons à travers notre plan de redressement, ou notre plan de relance, d’investir dans l’outil de production, dans les équipements, dans les installations. Mais nous pensons aussi que nous devons investir dans le capital humain. On tiendra aussi compte des possibilités de la Sonacos qui est une société à redresser. Tenant compte de cela, au fur et à mesure nous allons voir comment absorber d’abord les saisonniers, et concomitamment comment injecter du sang neuf.

Où en êtes-vous avec les mesures annoncées pour la trituration ?

Pour ce qui est de la trituration, nous avons acheté trois unités de trituration qui sont en route. Une est déjà au port de Dakar, l’autre va venir à la fin du mois, et la troisième va suivre. Et bien entendu dans ce cadre Diourbel va reprendre la trituration et nous avons même des projets par rapport à Setuna qui est une usine d’aliments de bétail. Mais comme ce n’est pas encore prêt, nous nous limitons à annoncer les mesures qui seront effectives d’ici la fin de l’année.

Un plan de redressement été aussi été annoncé, après le diagnostic fait sur les difficultés de l’entreprise. Où en êtes-vous ?

Le plan de redressement qui avait été ficelé est toujours actif. Nous avons décidé dès notre prise de fonction de faire évoluer positivement le plan de redressement, c’est-à-dire d’être plus ambitieux. Nous ne voulons pas pour le moment annoncer de chiffres, nous attendons d’abord de trouver le partenaire stratégique qui va financer ce plan de redressement. Et si tel est le cas d’ici demain, après-demain, d’ici quelques semaines ou quelques mois, ce sera avec plaisir qu’on informera l’opinion publique nationale et internationale. Le plan est en étude et il sera fait en plusieurs phases à court, moyen et long terme.

Quelle sera la position de l’entreprise par rapport aux problèmes rencontrés par l’équipe de la Sonacos de Diourbel, qui est redescendue en deuxième division au terme de cette saison écoulée ?

Je voudrais d’abord vous répondre en vous disant que je suis un grand sportif, et je fus un grand supporter de la grande équipe de la Seib de Diourbel. En ce moment j’étais élève au Cem de Diourbel et tous les dimanches j’étais au stade Ely Manel Fall de Diourbel pour suivre la grande Seib qui recevait même ici en coupe d’Afrique. Tout le monde se rappelle de ce fameux match entre la Seib et Kotoko de Koumassi. Tout ceci pour vous dire que j’ai un attachement particulier à cette équipe qui est aujourd’hui aussi l’équipe de l’usine.

Nous voulons profiter de l’équipe pour assurer une meilleure visibilité de l’entreprise, faire une meilleure promotion de nos produits et permettre davantage à la Sonacos de mieux se rapprocher des populations et particulièrement celles de Diourbel. Bien entendu Diourbel doit disposer d’un stade de Football fonctionnel. Nous rentrerons en contact avec le ministère des Sports pour plaider ce dossier.

Nous allons continuer à supporter et aider l’équipe pour qu’elle remonte en première division. J’espère que la durée de séjour en deuxième division sera d’une année. Je discute beaucoup avec le Président de l’équipe, Omar Samb, qui est aussi un cadre de la Sonacos. L’objectif est de faire remonter l’équipe en une année. Il faut que l’équipe joue ici à Diourbel, parce que la baser à Kaolack et demander des résultats peut s’avérer difficile.