Michael Schumacher : pourquoi il y a un risque de “donner de faux espoirs” aux familles des patients

Un nouveau traitement serait administré à Michael Schumacher depuis quelques jours cependant une experte a tenu à tirer la sonnette d’alarme et prévenir des dangers de rendre cette affaire médiatique.

Depuis son dramatique accident de ski à Méribel en 2013, Michael Schumacher se bat pour rester en vie et son combat a pris un nouveau tournant la semaine passée lorsqu’il a été pris en charge au sein de l’unité de surveillance continue du service de chirurgie cardiovasculaire de l’Hôpital européen Georges-Pompidou, comme l’a révélé Le Parisien. Là-bas, il serait suivi par le professeur Philippe Menasché, chirurgien cardiaque,et pionnier de la thérapie cellulaire pour soigner l’insuffisance cardiaque. Pourtant, une experte tire le signal d’alarme dans les médias à propos du traitement que recevrait le sportif et aux espoirs que pourraient avoir les familles d’autres patients.

Matilde Leonardi, experte en neurologie, a accordé une interview au site msn et a expliqué que l’hospitalisation parisienne de Michael Schumacher avait eu des conséquences étonnantes. « Maintenant que les nouvelles circulent à propos de Schumacher, cela fait malheureusement défaut à de nombreux malades et à des membres de leur famille », a-t-elle révélé. Et de rappeler : « Il n’y a pas de données scientifiques publiées démontrant l’existence et l’efficacité de ce prétendu traitement. Il n’y a aucune trace de ce protocole, ni d’une expérience similaire sur des patients en état de conscience minimale. »
« C’est la responsabilité des médecins… et de la presse »

L’experte a confié avoir reçu des appels de familles qui souhaitaient qu’une personne de leur entourage subisse le même traitement que Michael Schumacher. « Hier matin encore, j’ai reçu deux appels téléphoniques de parents de deux patients qui voulaient des informations pour permettre à leurs enfants de bénéficier du même traitement que l’ancien pilote », a-t-elle fait savoir. Et d’expliquer. « Je me suis retrouvée à expliquer que nous ne savons rien de l’existence de ce traitement. Lorsque des informations similaires sont diffusées, il y a un risque de tromper les malades et leurs proches. C’est la responsabilité des médecins, mais aussi de la presse, d’empêcher que cela se produise. » Matilde Leonardi espère que ses propos seront entendus de tous…