Me Senghor, Anouma ou Yahia : Matar Bâ en tournée pour que l’Afrique de l’Ouest dirige la CAF

Le ministre des Sports du Sénégal a récemment séjourné en Côte d’Ivoire au sujet de l’élection à la présidence de la CAF. Une rencontre avec son homologue ivoirien au menu. Une volonté affichée pour Matar Bâ d’œuvrer pour que l’un des 3 candidats ouest-africains à ce scrutin, Jacques Anouma, Me Augustin Senghor ou Ahmed Yahia, soit assuré de succéder à Ahmad Ahmad au soir du 12 mars 2021.

A la recherche du meilleur candidat…

« Il y a une pluralité de candidatures issues de l’Afrique de l’Ouest. Cette situation peut constituer une faiblesse. Mais, nous pouvons également la transformer en force », assure Matar Bâ, accompagné du ministre de l’Urbanisation, du président de la Ligue Professionnelle et du secrétaire général du Comité Olympique.

Et voit-il en cette pluralité de candidatures issues de l’Afrique de l’Ouest une force. “Il faut une analyse intelligente et une évaluation progressive du processus électoral. Voilà pourquoi nous sommes venus vers nos frères ivoiriens. Nous cherchons une position de principe qui ferait que le meilleur candidat aura le soutien des autres de la sous-région”.

…Le jour des élections

Optimiste, M. Bâ souligne que “les candidats du Sénégal et de la Côte d’Ivoire se parlent. Ils devraient donc se retrouver au bout du processus pour avoir un seul candidat le jour des élections. Car, il est nécessaire que la sous-région puisse saisir cette opportunité pour diriger la CAF. L’Afrique de l’Ouest n’a jamais été à la tête de l’instance africaine de football. Ce n’est pas dans la dispersion que nous allons y arriver. A un moment donné, il faudra être uni pour aller à la conquête de la CAF et gagner cette élection. Elle est cruciale pour le développement du football africain.  Les chances de l’Afrique de l’Ouest devraient être intactes pour permettre à notre zone d’être à la tête de l’instance africaine”.

Et quid du candidat mauritanien ? Au delà de l’entente entre la Côte d’Ivoire et le Sénégal ? 

“Nous parlons aussi avec le candidat de la Mauritanie. N’oubliez pas que la Mauritanie et le Sénégal partagent la même frontière. Ces relations fraternelles devraient être un atout pour l’Afrique de l’Ouest.
Nous irons partout pour discuter avec les différents présidents de Fédération, mais également avec les Etats pour que cette pluralité de candidatures ne soient pas une cassure ou ne finissent pas en une guerre fratricide. C’est avec la discussion et une approche inclusive qu’on pourra mobiliser toutes les forces pour le candidat qui sera le mieux placé”.