Masque, open spaces, télétravail… Qu’est-ce qui va changer à la rentrée ?

En prévision de la 2e vague du coronavirus, le protocole sanitaire va évoluer à la rentrée dans les entreprises. Le gouvernement veut renforcer les mesures de protection, notamment dans les open spaces.

Alors que le port du masque se normalise en extérieur et que les indicateurs de suivi épidémique se dégradent, le gouvernement a présenté ce 18 août un nouveau protocole sanitaire en entreprise aux partenaires sociaux. Pour une entrée en vigueur prévue fin août. Le gouvernement souhaite renforcer les mesures de protection, notamment dans les open spaces où la promiscuité est élevée.
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Port du masque et open spaces

L’intérêt de porter un masque quand on est à plusieurs dans un lieu clos, notamment en open space, apparaît comme une évidence dans tous les avis scientifiques. La ministre du Travail s’est appuyée sur un avis du Haut conseil de la Santé publique daté du 14 août, portant sur la transmission du virus par aérosol.

Le port du masque devient obligatoire en entreprise, excepté dans les bureaux individuels, a annoncé la ministre du Travail, Elisabeth Borne, mardi 18 août lors d’une réunion avec les partenaires sociaux. Jusqu’ici, le port du masque était recommandé en entreprise quand le mètre de distance – mesure qui demeure – n’était pas techniquement possible. Il sera « systématisé » d’ici la rentrée dans les entreprises, y compris dans les open space.

Télétravail

Dans le protocole actuel, il reste recommandé, notamment pour les personnes fragiles, et parce qu’il permet de limiter le nombre de salariés présents simultanément dans l’entreprise. « Il faut le mettre en place chaque fois que c’est possible dans les zones de circulation active du virus. Tous les territoires ne sont pas dans la même situation. Par exemple, à Aurillac ou à Paris, la question des transports en commun ne se pose pas de manière identique », précisait dimanche au JDD la ministre.

Ce 18 août, à la suite de sa discussion avec les partenaires sociaux, elle a indiqué : « On va rester sur les règles d’aujourd’hui : télétravail recommandé dans les zones où le virus circule activement. »
10 semaines de stocks demandé aux entreprises

Rappelons que la secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des finances, Agnès Pannier-Runacher, avait annoncé début juillet, lors d’une audition au Sénat, que les entreprises allaient être incitées à constituer un stock de masques de 10 semaines d’ici le 31 août. Une décision prise en prévision d’une éventuelle 2e vague de l’épidémie de coronavirus qui pourrait démarrer à la rentrée.

« Nous avons des producteurs français de masques chirurgicaux et de masques grand public textile à filtration garantie. Nous invitons à plutôt privilégier solidairement la filière française » avait-t-elle déclaré.
Le protocole sanitaire actuel :

Le ministère du Travail avait rendu public le 24 juin dernier le « protocole national de déconfinement en entreprise » visant à faciliter le retour à la normalité de l’activité tout en respectant les règles sanitaires fixées par le Haut Conseil de la Santé publique (HCSP) pour empêcher la propagation du Covid-19 au sein des équipes.

Le respect d'une distance d'au moins 1 mètre entre les personnes devient la norme : la jauge des 4 m2 est désormais un simple outil qui reste proposé à titre indicatif.
Le port du masque n'est plus obligatoire, sauf en cas de difficulté à respecter cette distance d'un mètre entre les personnes. Et lorsque le salarié est amené à être en contact à moins d'un mètre d'un groupe de personnes ne portant pas de masque.
Le télétravail n'est plus la norme mais il reste "une solution à privilégier dans le cadre d'un retour progressif à une activité plus présentielle, y compris alternée".
Les personnes à risque de forme grave de COVID-19 qui ne bénéficient pas d'un certificat d'isolement doivent pouvoir télétravailler ou bénéficier de mesures adaptées de protection renforcée.
Un référent covid-19 doit être désigné. Il devra s'assurer "de la mise en œuvre des mesures définies et de l'information des salariés»".

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