Marie Khemess Ngom Ndiaye : « Des études préliminaires expérimentales sont en cours »

À ce jour, le Sénégal a enregistré 13 948 cas positifs depuis le 2 mars dernier, date à laquelle le premier cas positif a été déclaré. Six mois après, le ministère de la Santé et de l’Action sociale a tenu, ce samedi 5 septembre, le point mensuel de la situation de la pandémie du coronavirus dans le pays.
Faisant la situation épidémiologique, la Directrice générale de la Santé, Dr Marie Khemess Ngom Ndiaye, par ailleurs, présidente du Comité national de gestion des épidémies (Cnge) a d’emblée fait savoir que dans le dispositif qui a été mis en place, la surveillance épidémiologique et celle des points d’entrée ont occupé une place importante, car cela a permis la recherche, la détection et le suivi des cas suspects et de leurs contacts.
« Différentes stratégies ont été mises en place à savoir la stratégie hospitalière dans les centres de traitement des 14 régions avec une capacité litière nationale confortable, une stratégie extrahospitalière pour les cas asymptomatiques afin de désengorger les hôpitaux. Mais actuellement, une stratégie de prise en charge à domicile pour les cas simples. L’évolution de toutes ces lignes conductrices a été faites en fonction de l’ampleur et de la gravité de la maladie qui se comporte aujourd’hui en dents de scie même si par endroit,  il y a une tendance relative à la baisse ».
Selon elle, le grand défi est et reste aujourd’hui la détection rapide et le suivi adéquat des cas graves, la prise en charge de la Covid-19 qui s’accompagne toujours avec un approvisionnement correct en médicament avec la pharmacie nationale d’approvisionnement mais avec un contrôle régulier des services d’inspections de régulation.
Marie Khemess Ngom Ndiaye de soutenir : « toujours dans un souci de recherche de la qualité, la prévention et le contrôle de l’infection ont été assurés à tous les niveaux dans la protection du personnel mais également dans la gestion de déchets biomédicaux ». 
Avant de poursuivre : « le laboratoire est un maillon important du dispositif. La cellule d’alerte qui a été mise en place a permis une détection physique des cas, de suivre les contacts et par l’orientation et la régulation du Samu national, une prise en charge adéquate des cas », a-t-elle précisée.
 « Certaines structures sont enrôlées dans le dispositif pour accompagner les voyageurs sortants »
La directrice d’indiquer : « depuis l’ouverture des frontières, certains pays dont le Nord exigent la présentation d’un certificat de test négatif, c’est ainsi que certaines structures à savoir l’Institut Pasteur, l’Iresef, celles de Dantec, de l’hôpital militaire de Ouakam, du laboratoire national de santé publique de Thiès sont enrôlées dans le dispositif pour accompagner les voyageurs sortants. La communication sur le risque et l’engagement communautaire avec un socle d’argumentaire religieux culturel et social, une synergie d’action avec les socio-anthropologues, les acteurs communautaires, les praticiens de la médecine traditionnelle, les communicants et les communicateurs traditionnels ont agit considérablement sur la stigmatisation ».
S’agissant de l’implication des autorités en très haut niveau avec le comité interministériel de crise, la présidente du Comité national de gestion des épidémies (Cnge) de soutenir que le secrétariat permanent du haut conseil de sécurité sanitaire mondial et l’inter-échange des acteurs de différents secteurs de développement ont permis de mutualiser les forces face à cet ennemi virtuel mais également de rationaliser les moyens. La recherche n’a pas été en reste avec les prochains essais cliniques à l’horizon mais déjà des études préliminaires expérimentales sont en cours; tout ceci sous l’œil vigilent du comité national de recherche et d’éthique en santé.
Avant d’ajouter : « la pandémie de la Covid-19 continue d’avoir des effets négatifs sur le développement socio-sanitaire économique malgré tous les efforts consentis. Ainsi, nous devons renforcer l’ensemble des domaines d’intervention du dispositif de riposte et davantage sensibiliser les populations sur le respect des gestes barrières et sur l’utilisation continue des services de santé afin de juguler les autres maladies et les problèmes de santé. Notre pays travaille avec l’appui et l’accompagnement constant de l’Oms mais également de tous les partenaires au développement dans le respect du règlement sanitaire internationale ».
A en croire Marie Khemess Ngom Nidaye, annonce une enquête de séroprévalence dans  les prochains jours. Ce qui « donnera un niveau d’atteinte net de la maladie dans la population pour évaluer les différentes stratégies pour d’éventuelles préadaptations ».