Mandat d’amener contre Sonko : Eviter les scenarii violents et politiciens…

Le Sénégal retient son souffle avec l’affaire Sonko-Adji Sarr. L’avenir de l’accusé Ousmane Sonko qui refuse de déférer à la convocation est entre les mains du juge d’instruction du 8e cabinet. Attention aux scenarii sinistres, prévient Mor Thiam, expert en communication politique.

Le Sénégal, sur la sellette, est poreux à un risque de renouer avec la violence. Les faits, Adji Sarr qui accuse Ousmane Sonko de v**l et de menaces de mort , se transforment en faits politiques, tenant en haleine les Sénégalais, au cœur d’un dispositif politico-judiciaire.

Dans cette chaudière en ébullition, le leader de Pastef, , arrivé troisième à la Présidentielle dernière, après la levée de son Immunité parlementaire, continue son combat politique et refuse de répondre à la justice pour vice de forme.

Et le juge d’instruction, selon Les Echos, retardé pour l’instant par la lettre de l’Assemblée relative à la notification de la levée d’immunité du député, pourrait donner instruction à la police ou à la gendarmerie, de lui amener immédiatement Ousmane Sonko, même par la force. Un scénario à encadrer, selon Mor Thiam pour éviter le pire. D’autant qu’il considère le leader de Pastef comme un animal blessé, qui sort les griffes.

Le conseiller en communication politique et diplomate, dans ”Objection”, sur sud Fm, d’inviter les forces de l’ordre à faire très attention, si toutefois il y a l’hypothèse d’aller chercher de force Ousmane Sonko, arrivé troisième à la dernière Présidentielle,. Et qu’il y a effusion de sang.

Pour l’observateur du jeu politique, dans l’analyse, on oubliera ainsi les accusations dont il fait l’objet, et on sera dans l’effet d’agenda en politique. L’actualité c’est qu’il y a mort d’homme, effusion de sang.

En attendant, à en croire des sources proches de Pastef et autres mouvements activistes, il y a 113 arrêtés, dont plus de 30 placés sous mandat de dépôt, 52 toujours gardés à vue et 4 placés sous contrôle judiciaire. Il y a manière de faire taire les événements, mais pas forcément d’arrêter, de frapper ou d’embastiller les gens, dénonce M. Thiam, expert en communication politique.