MA SEMAINE A MOI. (Par Mamour Cissé)

UNE JUSTICE DES DROITS ET DES DEVOIRS

La jouissance des libertés publiques telles que la liberté d’opinion et la liberté d’expression consacrées par la Constitution est assortie bien naturellement de droits pour les citoyens et tous les citoyens sans exclusive. A contrario cette jouissance comporte aussi l’exigence de se soumettre aux devoirs qui incombent aux citoyens et à tous les citoyens, également sans exclusive. Le citoyen, quel que soit son rang social et quelles que puissent être ses fonctions, se doit d’observer les règles édictées par l’Etat pour la cohésion nationale et la stabilité sociale. Cette obligation interpelle surtout les fonctionnaires qui ont vocation à servir l’Etat. Etre au service de l’Etat, c’est ne pas aller à l’encontre de l’Etat. 

Lorsqu’on travaille pour l’Etat, on lui doit soumission et adhésion à ses principes fondamentaux parmi lesquels figure en bonne place l’obligation de réserve pour les hauts fonctionnaires. L’indépendance de la Justice est tant galvaudée. Mais que les magistrats la prennent ou la reprennent si tant est qu’elle leur a été confisquée ! Cependant là où il ne faudrait pas se tromper, c’est d’assimiler l’indépendance de la Justice avec la permissivité, de prôner l’idée qu’un juge doit pouvoir tout faire sans avoir à rendre compte même s’il est en posture de défier l’Etat et de bafouer son autorité. L’indépendance de la Justice oui. Mais non au règne d’un gouvernement des Juges au Sénégal. 

Le gouvernement ressort du seul Exécutif.

Ceci dit, laissons donc  monsieur Teliko  se défendre devant l’organe disciplinaire du Conseil Supérieur de la Magistrature qui n’est, que je sache, pas un « goulag ». Cela aussi participe de la marche de l’Administration et de l’Etat de droit.  Et parce que nous  sommes au Sénégal dans un Etat de droit, qu’il n’y a aucune raison qu’un juge, quel qu’il soit, échappe à ses règles.

ENSEMBLE CONTRIBUONS AU SUCCES DE LA RELANCE ECONOMIQUE

Il est rare qu’un pays s’installe durablement dans l’unité nationale et la discipline collective sans en tirer profit en termes d’avancées significatives aux plans politique, économique et social. Si la France a su, certes avec l’appui de nombreux alliés, se débarrasser de l’occupation allemande en 1945 et engager  par la suite sa renaissance pour devenir la puissance que l’on connait, c’est aussi grâce à son unité nationale bien cimentée en ce moment-là. Les Français avaient fait leurs les mots de Charles De Gaulle qui a eu à soutenir que « depuis l’aurore de notre histoire, nos malheurs furent toujours en proportion de nos divisions. Mais jamais la fortune n’a trahi une France rassemblée ». 

La Corée du Sud, elle aussi, a enregistré de formidables avancées pour se hisser au niveau enviable qui est aujourd’hui le sien parce qu’elle s’est soumise à l’exigence d’unité nationale et à la discipline collective. 

Le Rwanda, qui a connu une guerre civile épouvantable et dévastatrice, a depuis emprunté avec succès les chemins du développement et du progrès à cause d’une unité nationale recouvrée. 

Ces exemples montrent assez les atouts que renferme l’unité nationale qu’il est nécessaire de prôner et promouvoir. Elle permet de préserver la paix à l’intérieur des Nations et constitue un rempart contre leur désagrégation. Au moment où nous sommes confrontés à la pandémie de la Covid-19, avec une sorte de guerre de survie, à ses effets désastreux sur notre économie et à des menaces réelles nées d’activités terroristes dans notre sous-région, le rassemblement des Sénégalaises et Sénégalais est un impératif. 

Nous devons faire face ensemble à tous ces périls. Mais pour ce faire, il nous faut des moyens et ceux-ci ne peuvent provenir que d’une économie génératrice de croissance, donc de revenus permettant à notre pays de bien nourrir et doter ses populations d’infrastructures socio-économiques de base, d’avoir des infrastructures sanitaires solides et bien équipées, des forces armées dotées de matériels de défense adéquats, etc… 

Tout le monde le sait et en a fait le constat, la crise sanitaire a déréglé l’économie mondiale au point que même l’Union européenne a dû recourir à un emprunt de 750 milliards d’euro pour corriger les dégâts. Le Sénégal n’y a pas échappé et a subi le dysfonctionnement de la chaine d’approvisionnement mondial, des pertes colossales dans les secteurs du tourisme et des transports aériens et ses rares atouts d’exportation ont été plombés. Les difficultés sont telles que l’on parle de croissance en dessous de 1%. C’est dire que la situation est grave. Elle n’est pas pour autant désespérée. Nous avons un outil pour nous ajuster et rétablir la trajectoire de notre économie vers l’émergence à travers le Pse. 

C’est le Plan de Relance, qu’on peut appeler comme on veut, l’essentiel est qu’il nous permette de retrouver les bons et encourageants taux  oscillant entre 6 et 7% voire plus. Ce qui permettra de poursuivre la restructuration de notre économie, la modernisation et la diversification large de notre agriculture avec une mécanisation intensive et assurer davantage et pleinement la promotion sociale des populations par l’équité sociale et territoriale. 

Pour toutes ces raisons, ce Plan de Relance nécessite l’union sacrée de tous les Sénégalais. Le succès de ce Plan assurera durablement les bases du développement et du progrès à notre pays. C’est pourquoi, il faut le soutenir. C’est à jamais pour notre Nation. Ce n’est pas pour Macky Sall qui sait qu’un jour il partira mais devra laisser le pays dans une bonne situation. 

A la limite, il travaille pour ses successeurs des années à venir. Et il est en train de leur faciliter la tâche en réduisant les difficultés qui se présenteront à eux un jour. C’est pourquoi, encore une fois, il nous faut le soutenir et l’encourager, lui qui, avec ténacité et une grande résolution, travaille pour le seul Sénégal. Contribuons donc ensemble au succès de la relance économique.